Premier projet mentionné 1786 (≈ 1786)
Un premier projet de construction de la halle est évoqué.
1812
Projet non abouti
Projet non abouti 1812 (≈ 1812)
Un projet de construction de la halle est proposé mais n'aboutit pas.
1817
Début des travaux
Début des travaux 1817 (≈ 1817)
Début de la construction de la halle sous la direction de François Sernin Meilhon.
1819
Achèvement de la halle
Achèvement de la halle 1819 (≈ 1819)
La construction de la halle est terminée, comme en témoigne une inscription.
1820
Ouverture des marchés
Ouverture des marchés 1820 (≈ 1820)
Les marchés commencent à se tenir dans la halle nouvellement construite.
1836
Intervention sur la charpente
Intervention sur la charpente 1836 (≈ 1836)
Travaux de réparation et de renforcement de la charpente.
1850
Autres interventions
Autres interventions 1850 (≈ 1850)
Nouveaux travaux sur la charpente en raison des longues portées.
1994
Inauguration du musée
Inauguration du musée 1994 (≈ 1994)
La halle accueille le Musée européen d'art campanaire, inauguré par François Mitterrand.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle (cad. BI 375) : inscription par arrêté du 1er août 1975
Personnages clés
François Sernin Meilhon
Architecte en charge de la construction de la halle, mort avant son achèvement.
François Mitterrand
Président de la République ayant inauguré le Musée européen d'art campanaire dans la halle.
Origine et histoire de la halle
La halle de L'Isle-Jourdain (Gers) se dresse sur la place de l'hôtel de ville, à l'emplacement de l'ancien couvent des Tertiaires. Édifice rectangulaire destiné initialement au marché aux grains, elle a été construite de 1817 à 1819. L'initiative s'inscrit dans un projet urbain ancien : un premier projet est mentionné en 1786, un projet de 1812 n'ayant pas abouti, l'autorisation préfectorale d'une « halle couverte » datant de l'an XII et les travaux débutant en 1817. La halle occupe environ 36 mètres sur 30 et accueillait les marchés qui jusque-là se tenaient sur la place d'Armes, sous des hangars. L'architecte en charge fut François Sernin Meilhon, « architecte du Roi et des bâtiments de la ville de Toulouse », élève de Percier et Fontaine ; né à Cornebarrieu en 1782, il travailla à Paris avant de revenir à Toulouse pour raisons de santé et mourut en 1819. Le bâtiment fut achevé en 1819, comme l'atteste une inscription, et les marchés s'y tinrent à partir de 1820. L'ensemble est entouré de vingt-trois maisons sur trois côtés, bâties en harmonie : les rez-de-chaussée, percés d'une porte en plein cintre et d'une large baie en anse de panier, forment un soubassement sous deux étages carrés, chacun percé de deux fenêtres ; jambes verticales et bandeaux rythment ces longues façades où coexistent l'identité de chaque maison et une ordonnance générale. Au fil du temps, cette uniformité a été partiellement altérée par des travaux. Le bâtiment est en brique, avec quelques éléments en pierre, couvert d'un toit à quatre pans en tuiles canal ; chaque façade s'ouvre sur six ou cinq arcades en plein cintre, les intervalles étant marqués par des pilastres en bossage qui évoquent le XVIIIe siècle, et des ornements en terre cuite caractérisent l'architecture toulousaine. À l'extérieur, des piles sont reliées par une série d'arcs ; à l'intérieur, des piliers octogonaux soutiennent directement la charpente et forment une galerie périphérique destinée à réduire la portée des fermes, qui atteignent néanmoins 19 mètres. La halle a fait l'objet d'interventions au XIXe siècle, notamment en 1836 et 1850, principalement sur la charpente en raison des longues portées. En 1994, le bâtiment accueille le Musée européen d'art campanaire, inauguré par François Mitterrand. La municipalité avait demandé à Meilhon d'étudier une réfection de l'hôtel de ville, mais l'architecte mourut en 1819 avant d'y travailler ; quelques années plus tard la place fut dégagée pour mettre en valeur l'un des côtés de la halle et l'hôtel de ville.