Premier projet de reconstruction 1749 (≈ 1749)
Devis établi par l'architecte Bancarel pour les consuls.
1783
Relance du projet
Relance du projet 1783 (≈ 1783)
Mission confiée à Jean-Raymond de Missandre par la jurade.
1792
Financement par vente de biens communaux
Financement par vente de biens communaux 1792 (≈ 1792)
Directoire autorise la vente pour construire halle et prison.
vers 1795
Achèvement de la construction
Achèvement de la construction vers 1795 (≈ 1795)
Halle construite avec fonction de prison incluse.
XIXe siècle (2e moitié)
Transformation partielle en préau
Transformation partielle en préau XIXe siècle (2e moitié) (≈ 1865)
Partie de la halle affectée à l'école communale.
30 mai 1990
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 30 mai 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de la halle et de sa charpente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle (cad. A 139) : inscription par arrêté du 30 mai 1990
Personnages clés
Bancarel - Architecte
Auteur du devis initial en 1749 pour la halle.
Jean-Raymond de Missandre - Écuyer et mandataire
Chargé de relancer le projet en 1783.
Origine et histoire de la halle
La halle de Saint-Pastour, située rue Jeanne-d'Arc, est une construction en bois du 4e quart du XVIIIe siècle. Elle fut édifiée sur un plan rectangulaire, avec 12 poteaux soutenant une charpente traditionnelle et un toit à croupes couvert de tuiles creuses. Initialement prévue pour remplacer une halle plus ancienne, sa construction fut retardée par des contraintes financières.
En 1749, les consuls de Saint-Pastour sollicitèrent l’intendant de la généralité pour reconstruire la halle, avec un devis établi par l’architecte Bancarel de Villeneuve-sur-Lot. Faute de moyens, le projet fut reporté jusqu’en 1783, lorsque la jurade confia à Jean-Raymond de Missandre la relance des travaux. En 1792, le Directoire vendit des biens communaux pour financer la halle, qui devint aussi une prison. Sa construction s’acheva vers 1795.
Au XIXe siècle, la halle fut divisée : une partie servit de préau pour l’école communale voisine, construite dans la seconde moitié du siècle. Elle fut inscrite aux monuments historiques le 30 mai 1990 pour son architecture typique, mêlant fonction publique et héritage bastide. Aujourd’hui, elle reste un témoignage des pratiques constructives et sociales de la fin de l’Ancien Régime en Lot-et-Garonne.