Frise chronologique
1274
Fondation de la bastide
Fondation de la bastide
1274 (≈ 1274)
Création de Saint-Clar par paréage épiscopal
Début XVIe siècle
Première halle attestée
Première halle attestée
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Mention d’une halle avec boucheries
1818
Reconstruction du monument
Reconstruction du monument
1818 (≈ 1818)
Date portée sur l’édifice actuel
Vers 1828
Ajout du campanile
Ajout du campanile
Vers 1828 (≈ 1828)
Dix ans après la reconstruction
26 mai 1986
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
26 mai 1986 (≈ 1986)
Protection officielle de l’ensemble
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle et Hôtel de ville (cad. A 1212, 1213) : inscription par arrêté du 26 mai 1986
Personnages clés
| Géraud II de Montlezun - Évêque de Lectoure |
Co-fondateur de la bastide en 1274 |
| Hippolyte Durand (dit Duran) - Architecte diocésain |
Auteur de l’église Saint-Clair voisine |
Origine et histoire
La halle-hôtel de ville de Saint-Clar est située au cœur de la bastide du même nom, fondée en 1274 en Lomagne, une région historique de Gascogne. Ce monument, reconstruit en 1818, occupe un îlot carré central sur la place de la mairie. Il remplace une halle médiévale attestée dès le XVIe siècle, associée à des boucheries puis à la maison commune. La structure actuelle allie une halle à poteaux de bois soutenant une toiture à quatre pans, et un bâtiment municipal d’un étage surmonté d’un campanile ajouté vers 1828. Les poteaux, bien qu’usés, restent solides, et l’ensemble illustre l’architecture civile post-révolutionnaire, mêlant fonctions marchande et administrative.
La bastide de Saint-Clar, créée par un paréage entre l’évêque de Lectoure et le duc d’Aquitaine, s’organisait autour de cette place centrale. La halle servait moins aux marchés qu’aux réunions communales, reflétant son rôle politique. Le quartier, appelé bastide neuve, se distingue par son quadrillage régulier, typique des bastides gasconnes. L’édifice actuel, en moellon de calcaire et enduit, conserve des arcades au rez-de-chaussée et un perron d’accès à l’étage. Son campanile, orné de colonnes engagées et de frontons triangulaires, abrite une cloche et une horloge, symboles de l’autorité municipale.
Saint-Clar, surnommée la « Toscane française » pour son paysage de vallonnements et ses sols argilo-calcaires, était un carrefour stratégique sur la vallée de l’Arrats. La halle-hôtel de ville, classée Monument Historique en 1986, incarne la persistance des institutions locales à travers les siècles. Son architecture sobre et fonctionnelle contraste avec les églises voisines, comme l’ancienne église Sainte-Catherine (XIIe–XVe siècles) ou l’église néo-gothique Saint-Clair (1857–1864), soulignant la diversité patrimoniale de cette commune rurale de 1 062 habitants.
Le monument s’inscrit dans un contexte économique marqué par l’agriculture, notamment la culture de l’ail blanc, dont Saint-Clar est la capitale. Les marchés hebdomadaires, dont celui de l’ail en été, animent toujours la place. La halle, bien que désaffectée de sa fonction marchande originelle, reste un lieu de rassemblement, témoignant de la vitalité communautaire. Son inscription au titre des Monuments Historiques en 1986 a permis de préserver ce patrimoine, symbole de l’identité lomagnaise.