Privilège royal de Louis XII 1511 (≈ 1511)
Autorisation de quatre foires annuelles
début XVIe siècle (vers 1511)
Construction des Halles
Construction des Halles début XVIe siècle (vers 1511) (≈ 1604)
Édification par Bertrand de Reilhac
13 août 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 13 août 1921 (≈ 1921)
Reconnaissance patrimoniale nationale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halle : classement par arrêté du 13 août 1921
Personnages clés
Bertrand de Reilhac - Seigneur de Méréville
Commanditaire des Halles en 1511
Louis XII - Roi de France
Octroya les privilèges de foires
Origine et histoire des halles
Les Halles de Méréville furent construites au début du XVIe siècle, vers 1511, sous l’impulsion de Bertrand de Reilhac, seigneur local. Ce dernier obtint de Louis XII le privilège d’organiser quatre foires annuelles et un marché hebdomadaire, justifiant ainsi l’édification de ce vaste bâtiment (40 m x 18 m). Sa structure repose sur une charpente en chêne et quatre rangées de piliers de pierre, typiques des constructions civiles de la première Renaissance.
Classées aux monuments historiques dès 1921, les Halles symbolisent l’essor économique de Méréville à cette époque. Leur conception reflète à la fois une fonction pratique – abriter commerçants et marchands – et une volonté esthétique, marquée par l’influence des nouvelles formes architecturales italianisantes. Aujourd’hui, elles accueillent des événements culturels majeurs, perpétuant leur rôle central dans la vie locale.
Le contexte historique de leur construction s’inscrit dans une période de renaissance économique pour la région, après les troubles des guerres médiévales. Méréville, alors possession des seigneurs de Reilhac, bénéficiait d’une position stratégique sur les axes commerciaux reliant Paris à la Beauce. Les foires et marchés autorisés par le roi renforcèrent son attractivité, attirant artisans et paysans des alentours. La halle devint ainsi un lieu de sociabilité et d’échanges, cœur battant de la communauté.
Architecturalement, les Halles se distinguent par leur sobriété et leur robustesse, caractéristiques des édifices utilitaires de l’époque. Leur préservation exceptionnelle permet d’étudier les techniques de charpenterie et d’assemblage du début du XVIe siècle. Les socles de pierre, conçus pour résister à l’humidité et au poids de la structure, illustrent le savoir-faire des tailleurs de pierre locaux.
Au fil des siècles, les Halles ont survécu aux bouleversements politiques et sociaux, notamment la Révolution française, qui épargna ce symbole des privilèges seigneuriaux transformés en bien communal. Leur classement en 1921 marqua une reconnaissance nationale de leur valeur patrimoniale, tandis que leur usage contemporain – concerts, expositions, fêtes traditionnelles – en fait un monument vivant, ancré dans le présent.
Leur localisation au cœur du Mérévillois, dans l’actuel département de l’Essonne, en Île-de-France, soulève leur intégration dans un territoire marqué par l’histoire des seigneurs de Méréville, des vicomtes du Puiset aux financiers de Laborde. Ces halles incarnent ainsi la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance, entre féodalité et modernité économique.