Construction initiale Avant 1542 (≈ 1542)
Attestée par un aveu seigneurial.
1542
Première mention écrite
Première mention écrite 1542 (≈ 1542)
Aveu du seigneur Yvon de Boutteville.
XVIIe siècle
Période de construction actuelle
Période de construction actuelle XVIIe siècle (≈ 1750)
Charpente datée de cette époque.
1815
Rachat par la municipalité
Rachat par la municipalité 1815 (≈ 1815)
État de ruine partielle.
18 mai 1914
Classement monument historique
Classement monument historique 18 mai 1914 (≈ 1914)
Premières halles bretonnes classées.
1931
Classement du site
Classement du site 1931 (≈ 1931)
Protection étendue autour des halles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Halles (vieilles) (cad. AB 312) : classement par décret du 18 mai 1914
Personnages clés
Yvon de Boutteville - Seigneur du Faouët
Commanditaire présumé des halles avant 1542.
Famille d'Argouges de Ranes - Ancien propriétaire
Vend les halles en 1815.
Origine et histoire des halles
Les halles du Faouët, situées au cœur du bourg dans le Morbihan, sont attestées dès 1542 dans un aveu seigneurial. Leur construction, antérieure à cette date, est attribuée à Yvon de Boutteville, seigneur local, qui y organise jusqu’à quatorze foires annuelles pour dynamiser l’économie liée à l’agriculture et aux pèlerinages. Ces halles, parmi les plus vastes de Bretagne (940 m2), symbolisent l’importance commerciale de la région.
Acquises en 1815 par la municipalité alors en ruine, elles subissent d’importantes restaurations, dont l’ajout d’un clocher octogonal remplaçant une ancienne chambre d’horloge. Leur charpente en chêne et sapin, soutenue par des colonnes de granite, illustre une architecture fonctionnelle adaptée aux besoins économiques. Classées dès 1914, elles deviennent les premières halles bretonnes protégées comme monuments historiques, sauvant un patrimoine menacé.
Architecturalement, les halles se distinguent par leur toit à deux versants et croupes brisées, culminant à plus de 10 mètres. Les entrées latérales, couvertes de croupes élégantes, et les colonnettes antiquisantes supportant la charpente reflètent une fusion de tradition et d’innovation. Leur structure en trois nefs, avec un vaisseau central de quinze travées, témoigne de leur rôle central dans la vie communautaire et marchande du Faouët.
Les sources mentionnent également des restaurations au XIXe siècle et un site classé en 1931, soulignant leur valeur patrimoniale durable. Leur propriété communale depuis 1815 assure leur préservation, tout en permettant des usages contemporains comme la location de salle, perpétuant ainsi leur fonction sociale originale.