Acquisition du site 1881 (≈ 1881)
Les frères Lumière achètent une chapellerie.
1882
Début de la construction
Début de la construction 1882 (≈ 1882)
Antoine Lumière lance la production de plaques.
19 mars 1895
Tournage du premier film
Tournage du premier film 19 mars 1895 (≈ 1895)
*La Sortie de l'usine Lumière* y est filmée.
18 mai 1992
Première protection
Première protection 18 mai 1992 (≈ 1992)
Inscrit aux monuments historiques.
2 décembre 1994
Classement définitif
Classement définitif 2 décembre 1994 (≈ 1994)
Classé monument historique lors du centenaire.
1998
Restauration
Restauration 1998 (≈ 1998)
Rénové par l’architecte Pierre Colboc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hangar (cad. AD 45) : classement par arrêté du 2 décembre 1994
Personnages clés
Antoine Lumière - Industriel et fondateur
Initiateur des usines Lumière en 1882.
Louis Lumière - Inventeur et cinéaste
A tourné *La Sortie de l'usine* en 1895.
Pierre Colboc - Architecte
A restauré le hangar en 1998.
Origine et histoire
Le hangar du Premier-Film, situé rue du Premier-Film (anciennement chemin Saint-Victor) à Lyon, est le dernier vestige des usines Lumière, un complexe industriel fondé en 1882 par Antoine Lumière pour produire des plaques photographiques. À l’origine, ce site était une chapellerie acquise en 1881 par les frères Lumière, qui y développèrent leur activité de fabrication d’émulsions photographiques, utilisant des produits chimiques fournis par des sociétés comme Rhône-Poulenc ou Solvay. L’usine, capable d’employer jusqu’à 300 personnes, s’étendait sur plusieurs bâtiments, dont ne subsiste aujourd’hui que ce hangar à charpente d’origine, couvert de tôle ondulée.
Ce hangar est mondialement connu pour apparaître dans La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, tourné le 19 mars 1895 par Louis Lumière avec le Cinématographe, premier film jamais projeté devant un public. Le lieu symbolise ainsi la naissance du cinéma. Classé monument historique le 2 décembre 1994 lors du centenaire du cinéma, il fut restauré en 1998 par l’architecte Pierre Colboc, qui y adjoignit une structure moderne pour le protéger. Il sert désormais de hall d’entrée à une salle de l’Institut Lumière, institution dédiée à la préservation de ce patrimoine.
L’usine Lumière, active jusqu’en 1975, était spécialisée dans la production de plaques et papiers photographiques, intégrant même une papeterie à Charavine (Dauphiné) pour fabriquer des supports haut de gamme. Le hangar, seul témoin restant de cet ensemble, abritait autrefois la sortie des ouvriers et des véhicules, ainsi qu’un atelier de préparation chimique des fameuses étiquettes bleues. Son mur de clôture et son portail ont disparu, mais sa charpente, visible dans le film de 1895, reste intacte.
Propriété de la commune de Lyon, le hangar est protégé pour son rôle historique et technique. Son adresse officielle (21 rue du Premier-Film) et sa localisation dans le 8e arrondissement en font un lieu de pèlerinage pour les cinéphiles. Le site, ouvert à la visite, illustre l’héritage industriel et innovant de Lyon, berceau du cinéma et de la photographie moderne.
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