Frise chronologique
1924
Décret d'utilité publique
Décret d'utilité publique
1924 (≈ 1924)
Création du champ d’aviation de Vannes.
1926
Ouverture de l'aérodrome
Ouverture de l'aérodrome
1926 (≈ 1926)
Premières activités aéronautiques civiles et militaires.
1939-1945
Occupation allemande
Occupation allemande
1939-1945 (≈ 1942)
Base de bombardiers et extensions infrastructures.
1948
Création du 6e RPIMa
Création du 6e RPIMa
1948 (≈ 1948)
Entraînements parachutistes sur le site.
1971
Inauguration de l'aérogare
Inauguration de l'aérogare
1971 (≈ 1971)
Modernisation des installations passagères.
2016
Création du pélicandrome
Création du pélicandrome
2016 (≈ 2016)
Base pour bombardiers d’eau contre les incendies.
décembre 2024
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
décembre 2024 (≈ 2024)
Protection du hangar n° 2.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le hangar n° 2 en totalité, suivant le plan annexé, situé 12 rue du chevalier d’Orgeix, cadastré section ZW parcelle 28 : inscription par arrêté du 30 décembre 2024
Personnages clés
| Dieudonné Costes - Aviateur |
Atterrissage du Breguet 19 en 1928. |
| Joseph Le Brix - Aviateur |
Coéquipier de Costes lors du tour du monde. |
| Michel Madec - Responsable Air Inter |
Gestionnaire de la navette Vannes-Lorient (1984-1992). |
Origine et histoire
Le hangar n° 2, situé à Monterblanc (Morbihan), date du 2e quart du XXe siècle. Il fait partie de l’aéroport de Vannes-Meucon, inauguré en 1926 comme champ d’aviation d’utilité publique. Ce site, initialement militaire, devint un lieu clé pour l’aviation civile et l’entraînement des pilotes, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où les forces allemandes y installèrent une base de bombardiers.
Après 1945, l’aérodrome retrouva ses activités civiles, abritant l’aéroclub du Morbihan et le 6e régiment de parachutistes. Le hangar n° 2, inscrit aux Monuments Historiques en décembre 2024, témoigne de cette période charnière. L’aéroport, géré aujourd’hui par la société SEALAR, conserve des infrastructures datées (pistes, aérogare) et un rôle dans la lutte contre les incendies (pélicandrome depuis 2016).
Entre 1970 et 1990, l’aéroport connut des lignes commerciales éphémères (Paris, Genève, Nantes), exploitées par des compagnies comme Air Inter ou TAT. Ces vols saisonniers, souvent liés au tourisme (thalassothérapie, îles bretonnes), illustrent les tentatives de développement économique du site. Le hangar n° 2, propriété communale, incarne ainsi l’évolution technique et stratégique de l’aviation en Bretagne.
La période de l’Occupation (1939-1945) marqua profondément le site : les Allemands y étendirent les infrastructures pour leurs opérations. Après-guerre, le régime semi-militaire perdura, avec des usages mixtes (civils et parachutistes). Les années 1990 virent un déclin des lignes régulières, malgré des projets comme la liaison Vannes-Belle-Île en 2021-2022, aujourd’hui abandonnée.
L’aéroport, rebaptisé Vannes-Golfe du Morbihan en 2007, reste un acteur local avec 34 079 mouvements d’aéronefs en 2017. Le hangar n° 2, classé pour sa valeur patrimoniale, rappelle l’importance historique de ce site dans l’aviation française, entre innovations techniques, enjeux militaires et défis économiques.