Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Haras à Blois dans le Loir-et-Cher

Haras

  • 62B Avenue du Maréchal Maunoury
  • 41000 Blois
Haras
Haras
Haras
Haras
Crédit photo : Especappy - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
62 Avenue du Maréchal Maunoury 41000 Blois

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1806
Création du premier haras
1874
Loi Bocher
1878-1880
Construction du haras actuel
1913
Apogée du haras
1992
Inscription aux monuments historiques
2006
Fermeture définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments constitué par : deux pavillons de gardien, deux bâtiments d'habitation (le long de l'avenue du Maréchal Maunoury) , bâtiments de la Direction et de la Sous-Direction et leurs dépendances, deux bâtiments abritant les écuries à boxes, grande écurie anciennement à stalles, infirmerie, bâtiment d'habitation du vétérinaire, bâtiment de la sellerie et des remises, maréchalerie (cad. C.V. 26) : inscription par arrêté du 27 février 1992

Personnages clés

Napoléon Ier - Empereur des Français Fonda le premier haras en 1806.
François-Pierre de Siresmes de La Ferrière - Premier directeur Nommé en 1806 au couvent des Carmélites.
Jules de La Morandière - Architecte Conçut les bâtiments entre 1878 et 1880.
Pierre-Edmond Teisserenc de Bort - Ministre de l’Agriculture Menace de déplacement en 1876.
Charles-Valentin des Ormeaux - Directeur (1942-1955) Plus long mandat à la tête du haras.

Origine et histoire

Le haras national de Blois trouve ses origines en 1806, lorsque Napoléon Ier ordonne la création d’un dépôt d’étalons dans l’ancien couvent des Carmélites, rue du Sermon. Ce premier site, dépendant du haras d’Arnac-Pompadour, accueille une vingtaine d’étalons mais tombe en délabrement vers 1840. Après la défaite de 1870, la loi Bocher impose en 1874 d’augmenter les effectifs à 110 chevaux, rendant les locaux obsolètes. Un projet de transfert vers l’ancien cimetière des Capucins échoue en 1876, poussant le ministre Teisserenc de Bort à menacer de déplacer le haras hors du département.

Face à ce risque, la municipalité de Blois propose en 1878 un terrain de 2 hectares sur l’actuelle avenue Maunoury. L’architecte Jules de La Morandière y construit entre 1878 et 1880 un ensemble monumental inspiré des fermes ornées du XIXe siècle, avec des écuries, une sellerie et des logements pour le personnel. Inauguré en 1880, le haras atteint son apogée en 1913 avec 122 étalons et une centaine d’employés. Ses bâtiments, caractérisés par une polychromie de briques et pierres, sont inscrits aux monuments historiques en 1992.

Désaffecté en 2006 après le transfert des chevaux vers d’autres haras (notamment Amboise), le site est vendu en 2014 à un investisseur privé. Entre 1995 et 2005, il avait accueilli des visites touristiques, des spectacles et des fêtes. L’architecture, mêlant tradition rurale et influences locales, en fait un témoin des haras nationaux de la Troisième République. Les pavillons d’entrée arboraient des médaillons représentant des têtes de percherons, symbole de son activité équine.

Le premier directeur du haras, le comte François-Pierre de Siresmes de La Ferrière, est nommé en 1806. Plus tard, Charles-Valentin des Ormeaux en assure la direction de 1942 à 1955, soit la plus longue période à ce poste. Le manège, absent du projet initial, ne sera ajouté qu’en 1967 sur une parcelle adjacente. La Grande Dépression des années 1880 limite cependant l’ampleur des constructions prévues.

Les matériaux utilisés — brique, pierre, ardoise et bois apparent — reflètent à la fois les standards des haras de l’époque et le patrimoine architectural blésois. Le site, conçu pour 120 étalons demi-sang ou percherons, illustre la restructuration des haras nationaux après 1870, marquée par une volonté de modernisation et d’expansion des capacités d’élevage.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours