Frise chronologique
1784
Construction du château
Construction du château
1784 (≈ 1784)
Initié par le baron de Duplaà.
1808
Création du haras impérial
Création du haras impérial
1808 (≈ 1808)
Décidé par Napoléon Ier après sa visite.
4 août 2011
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 août 2011 (≈ 2011)
Protection totale du domaine et parc.
2012
Privatisation des activités d'élevage
Privatisation des activités d'élevage
2012 (≈ 2012)
Reprise par la coopérative SORELIS.
2016
Mise en vente par l'IFCE
Mise en vente par l'IFCE
2016 (≈ 2016)
Pour raisons budgétaires onéreuses.
2018
Reprise par Catherine de Lartigue
Reprise par Catherine de Lartigue
2018 (≈ 2018)
Après désengagement de SORELIS.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Haras national, en totalité, parties bâties et non bâties, avec les murs de clôture et leurs portails (cad. AE 13) : inscription par arrêté du 4 août 2011
Personnages clés
| Martin-Simon de Duplaà - Baron et président du Parlement de Navarre |
Commanditaire du château en 1784. |
| Napoléon Ier - Empereur des Français |
Fonda le haras en 1808. |
| Petit-fils du baron de Duplaà - Intendant général des armées |
Premier directeur du haras. |
| Catherine de Lartigue - Repreneuse du site |
Depuis 2018 après SORELIS. |
Origine et histoire
Le haras national de Pau-Gelos, situé à Gelos dans les Pyrénées-Atlantiques, trouve son origine dans le château construit en 1784 par le baron Martin-Simon de Duplaà, président du Parlement de Navarre. Ce domaine, surnommé le Versailles béarnais, accueillait l’aristocratie locale pour des fêtes mondaines jusqu’à la Révolution. Le château, entouré d’un parc, devint un symbole de prestige avec son escalier en fer forgé, transféré en 1959 depuis l’hôtel Duplaà d’Escout (aujourd’hui détruit) à Pau.
En 1808, après une visite de Napoléon Ier et de l’impératrice Joséphine, le domaine fut choisi pour abriter un haras impérial, remplaçant celui de Jurançon. Le petit-fils du baron, alors intendant général des armées, en devint le premier directeur. Le site s’étendit avec des écuries (dont Dionysos II), une maréchalerie, et une collection de voitures hippomobiles, reflétant son rôle central dans l’élevage et la reproduction équine.
Classé Monument Historique en 2011, le haras connut des mutations majeures : privatisation de ses activités d’élevage en 2012 (reprises par la coopérative SORELIS), puis mise en vente en 2016 par l’IFCE pour des raisons budgétaires. En 2018, Catherine de Lartigue reprenait le site, mais son avenir restait incertain fin 2023. Le domaine, ouvert au public, allie patrimoine architectural et manifestations équestres.
Architecturalement, le château du XVIIIe siècle, flanqué de deux pavillons du XIXe, domine un parc accessible depuis le gave via une passerelle. Son hall conserve des éléments historiques, comme la grille en fer forgé. Les écuries, la carrière sablée et le rond d’havrincourt témoignent de son passé fonctionnel, tandis que les races équines élevées (non détaillées ici) illustrent sa diversité génétique.
Le haras incarne aujourd’hui un héritage à la fois impérial, aristocratique et technique. Son inscription au titre des Monuments Historiques couvre l’intégralité du bâti et du parc, incluant les murs de clôture. Malgré les changements de gestion, il reste un lieu emblématique du patrimoine équestre français, entre mémoire napoléonienne et enjeux contemporains.