Construction du château 1784 (≈ 1784)
Le baron de Duplaa fait édifier le château actuel.
1808
Transfert du haras
Transfert du haras 1808 (≈ 1808)
Napoléon Ier choisit le domaine pour y transférer le haras.
2010
Intégration à l'IFCE
Intégration à l'IFCE 2010 (≈ 2010)
Le haras est intégré à l'Institut français du cheval et de l'équitation.
2011
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 2011 (≈ 2011)
Le domaine est inscrit au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le Haras national, en totalité, parties bâties et non bâties, avec les murs de clôture et leurs portails (cad. AE 13) : inscription par arrêté du 4 août 2011
Personnages clés
Baron de Duplaa
Propriétaire ayant fait construire le château en 1784.
Napoléon Ier
Empereur ayant choisi le domaine pour y transférer le haras en 1808.
Catherine de Lartigue
Repreneur du haras en 2018.
Origine et histoire du Haras national
Le haras national de Pau‑Gelos est situé à Gelos, au sud de Pau, dans les Pyrénées‑Atlantiques. Il fait partie des Haras nationaux, établissement public depuis 1999, et a été intégré à l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) en 2010. Le site remplit des missions publiques : identification des chevaux, reproduction, formations professionnelles pour les acteurs de la filière et aide à la recherche d’emploi via le service équi‑ressources. L’entrée du domaine se fait par un portail situé en face de l’église ; un petit parking est disponible et le site est également accessible aux piétons depuis le stade d’eaux vives par une passerelle franchissant le gave. L’emplacement aurait appartenu dès 1630 à monsieur de Portau, abbé laïque de Gelos, puis la propriété fut revendue au baron de Duplaa. Le baron fit édifier en 1784 le château actuel, qui devint le lieu des fêtes de l’aristocratie locale et valut à Gelos le surnom de « Versailles béarnais ». En 1808, après une nuit passée au château avec l’impératrice Joséphine, Napoléon Ier choisit le domaine de Gelos pour y transférer le haras alors installé à Astous. Le château d’origine comporte un grand corps de logis central, légèrement en retrait par rapport aux deux pavillons est et ouest construits au XIXe siècle, et présente un avant‑corps central en saillie coiffé d’un fronton triangulaire. Le hall d’entrée conserve un escalier dont la grille en fer forgé, provenant de l’hôtel Duplaa d’Escout à Pau, a été installée en 1959. Le domaine comprend également une collection de voitures hippomobiles, deux vastes écuries le long de la rue du Maréchal‑Leclerc — dont l’écurie nommée « Dionysos II » — une troisième écurie destinée à la reproduction, une carrière sablée avec la petite écurie « Jacquart », un rond d’Havrincourt et une maréchalerie. L’ensemble du bâti et le parc ont été inscrits au titre des Monuments historiques par arrêté du 4 août 2011. Historiquement centre de reproduction et d’élevage, le haras a vu cette activité transférée au secteur privé en 2012, reprise par la coopérative animale SORELIS. Dans la continuité d’une volonté d’ouverture des sites de l’État, des manifestations touristiques et sportives se sont développées. Le domaine a notamment accueilli des races telles que les pur‑sang arabes et anglo‑arabes, plusieurs chevaux de trait (ardennais, bretons, franc‑comtois), le poney landais et le pottok. En novembre 2015, l’IFCE a annoncé la mise en vente du haras pour janvier 2016. Le site a été repris en 2018 par Catherine de Lartigue, à la suite du désengagement de la SORELIS.