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Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1806
Fondation du haras
Fondation du haras 1806 (≈ 1806)
Création par Napoléon Ier comme dépôt d’étalons.
1882-1898
Construction des bâtiments actuels
Construction des bâtiments actuels 1882-1898 (≈ 1890)
Nouveau site de 7 hectares inauguré progressivement.
1912
Apogée du haras
Apogée du haras 1912 (≈ 1912)
422 étalons présents, record historique.
6 juin 1944
Destruction partielle pendant la guerre
Destruction partielle pendant la guerre 6 juin 1944 (≈ 1944)
Bombardements endommagent les bâtiments.
18 février 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 18 février 1993 (≈ 1993)
Protection des façades, toitures et parc.
2017
Vente aux collectivités locales
Vente aux collectivités locales 2017 (≈ 2017)
Rachat par la région, le département et la ville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments, à l'exclusion des bâtiments modernes ; murs de clôture avec la grille d'entrée et ses piliers ; ensemble des sols ; cours, avec leurs pelouses, et parc (cad. AI 7, 14 à 16, 18, 20) : inscription par arrêté du 18 février 1993
Personnages clés
Napoléon Ier - Empereur des Français
Fonde le haras en 1806.
Origine et histoire du Haras national
Le haras national de Saint-Lô a été créé en 1806 à l’initiative de Napoléon Ier pour servir de dépôt d’étalons. Initialement installé dans l’ancienne abbaye Sainte-Croix, il accueille dès sa fondation des chevaux en provenance du haras du Pin. En 1807, trente étalons y sont recensés, dont vingt-quatre répartis pour la monte dans la région. Au fil des décennies, le dépôt s’agrandit, passant de 30 animaux en moyenne jusqu’en 1830 à 100 étalons en 1874, nécessitant un nouveau site.
En 1882, la ville de Saint-Lô cède à l’État un terrain de 7 hectares pour construire de nouveaux bâtiments, inaugurés progressivement jusqu’en 1898. Le haras atteint son apogée en 1912 avec 422 étalons. Partiellement détruit lors des bombardements de 1944, il est reconstruit à l’identique après la guerre. En 1993, ses façades, toitures et parc sont inscrits aux monuments historiques.
Spécialisé dans les races Cob normand et Selle français, le haras est vendu en 2017 aux collectivités locales tout en conservant son statut historique. En 2019, un incendie endommage gravement une partie des écuries du XIXe siècle, épargnées en 1944. Aujourd’hui, il accueille des événements publics comme les Jeudis de Saint-Lô et abrite le siège du syndicat du Cob normand.
Le site joue un rôle clé dans la traçabilité sanitaire des équidés, mission confiée par l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Équitation). Son histoire est marquée par des épisodes tragiques, comme l’affaire criminelle Duguet-Gougeon en 1958, jugée aux assises de la Manche. Malgré les aléas, il reste un symbole du patrimoine équestre normand.