Crédit photo : Xabi Rome-Hérault - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1665
Création des haras royaux
Création des haras royaux 1665 (≈ 1665)
Initiative de Louis XIV pour l'armée.
22 juin 1846
Fondation du haras de Saintes
Fondation du haras de Saintes 22 juin 1846 (≈ 1846)
Ordonnance royale de Louis-Philippe.
1850-1854
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments 1850-1854 (≈ 1852)
Livraison et réception définitive.
1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1993 (≈ 1993)
Parc et bâtiments protégés.
2018
Fermeture du haras
Fermeture du haras 2018 (≈ 2018)
Fin des activités après 170 ans.
2019
Vente à un privé
Vente à un privé 2019 (≈ 2019)
Projet de reconversion du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble du parc et de sa clôture ; les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments implantés dans ce parc (cad. CO 639) : inscription par arrêté du 2 mars 1993
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Fonda les haras royaux en 1665.
Louis-Philippe - Roi des Français
Signa l'ordonnance de création en 1846.
Victor Fontorbe - Architecte
Conçut les plans du haras.
Philippe Védiaud - Entrepreneur
Acheteur du haras en 2019.
Origine et histoire
Le haras de Saintes, créé en 1846 par ordonnance royale sous Louis-Philippe, était un établissement public dédié à la sélection et à l'amélioration des races équines. Conçu par l'architecte Victor Fontorbe, il comprenait un pavillon central, des écuries, une maréchalerie et un parc de neuf hectares avec des allées sinueuses, des paddocks et une carrière. Les premiers bâtiments furent livrés en 1850, et l'ensemble fut achevé en 1854. Le site abritait jusqu'à une centaine d'étalons au début du XXe siècle, et ses activités incluaient l'appui aux professionnels de la filière équine, la formation et la conservation de métiers traditionnels comme les maréchaux-ferrants.
Le haras conservait une collection de voitures hippomobiles et jouait un rôle de conservatoire pour des races locales comme les baudets du Poitou ou les traits poitevins mulassiers. En 1993, ses bâtiments et son parc furent inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Après 170 ans d'existence, le haras ferma en 2018 et fut vendu en 2019 à un entrepreneur privé, Philippe Védiaud, qui projette d'y installer un restaurant, un incubateur d'entreprises et des logements. Le parc, malgré les dégâts causés par l'ouragan Martin en 1999, conserve des arbres séculaires comme des cèdres et des platanes.
L'origine des haras nationaux remonte à 1665, sous Louis XIV, avec pour mission de fournir des chevaux robustes à l'armée. Le haras de Saintes s'inscrivait dans cette tradition, bien que sa création soit intervenue presque deux siècles plus tard. Après la Révolution, l'Empire rétablit cette administration, et un premier dépôt fut établi à Saint-Jean-d'Angély en 1806 avant d'être transféré à Saint-Maixent. Les édiles de Saintes obtinrent finalement l'implantation du haras dans leur ville en 1846, marquant ainsi son importance régionale dans l'élevage équin.