Construction de la maison vers 1750 (≈ 1750)
Pour Henri Fajon, négociant en vert de gris.
XVIIe siècle
Plafond peint antérieur
Plafond peint antérieur XVIIe siècle (≈ 1750)
Vestiges intégrés dans la maison actuelle.
2 mars 1979
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 2 mars 1979 (≈ 1979)
Façades, toitures et escalier protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier avec sa rampe à balustres (cad. C 140) : classement par arrêté du 2 mars 1979
Personnages clés
Henri Fajon - Négociant et fabricant de vert de gris
Commanditaire présumé vers 1750.
Origine et histoire
La maison de Montpeyroux, édifiée entre le XVIIe siècle et le 3e quart du XVIIIe siècle, présente un plan légèrement trapézoïdal avec deux étages et un comble. Sa façade sur rue, encadrée de jambes appareillées, est ornée de fausses tables en crépi et de sculptures autour des ouvertures. À l’arrière, la façade sur cour, désaxée vers la droite, était autrefois précédée de deux avant-corps latéraux et d’une coursière en ferronnerie, aujourd’hui disparus. Ces éléments, soutenus par des arcs en anse de panier et plein cintre, abritaient des pièces voûtées et une galerie accessible par un escalier.
La construction vers 1750 est attribuée à Henri Fajon, négociant et fabricant de vert de gris (ou verdet), dont l’atelier était installé dans les caves de la maison. Le bâtiment intègre aussi les vestiges d’un plafond peint du XVIIe siècle, issu d’une maison antérieure absorbée par cette construction. Les façades, les toitures et l’escalier à rampe balustrée sont classés Monuments Historiques depuis 1979, soulignant la valeur patrimoniale de son architecture et de ses décors intérieurs (gypserie, ferronnerie).
L’ordonnancement asymétrique de la façade sur cour, ignoré par la distribution intérieure, et la présence d’une lanterne d’escalier rectangulaire au-dessus du toit révèlent une conception audacieuse pour l’époque. Les caves, partiellement voûtées, témoignent des activités artisanales liées à la production de pigments, tandis que les décors extérieurs (sculptures, ferronnerie) reflètent le statut social du commanditaire, membre de la bourgeoisie marchande montpelliéraine.