Avant le supplice de Jeanne d'Arc 1431 (≈ 1431)
Trois maisons pourraient dater d’avant cette année.
1527
Construction d'une arche de pierre
Construction d'une arche de pierre 1527 (≈ 1527)
Reliait l’ancien hôtel de ville au-dessus de la rue.
1885
Gravure par Camille Pissarro
Gravure par Camille Pissarro 1885 (≈ 1885)
Représentation artistique de la rue.
1932
Ouverture du premier Monoprix
Ouverture du premier Monoprix 1932 (≈ 1932)
Sous le nom *Noma*, premier magasin à prix unique.
1971
Première rue piétonne de France
Première rue piétonne de France 1971 (≈ 1971)
Transformation majeure du centre-ville de Rouen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Pierre Hodé - Peintre
Né au no 72 de la rue.
Émile Janet - Architecte
Bureaux installés au no 42.
Georges-Henri Manesse - Personnalité locale
Né au no 122 de la rue.
A. Lequeux - Architecte
A conçu la façade en bois du no 13.
Origine et histoire
La rue du Gros-Horloge, principale voie piétonne de Rouen, s’étend de la place du Vieux-Marché à la cathédrale Notre-Dame, traversant un quartier marqué par l’histoire médiévale et commerciale. Pavée et animée, elle concentre des maisons à colombages, dont certaines pourraient dater d’avant 1431, année du supplice de Jeanne d’Arc. Son tracé coïnciderait avec le decumanus de la ville gallo-romaine de Rotomagus, soulignant son ancienneté comme axe structurant de Rouen.
La rue a porté plusieurs noms au fil des siècles, dont « Grande-Rue » ou « rue Massacre », avant d’adopter son appellation actuelle en référence au Gros-Horloge, monument emblématique qu’elle longe. En 1527, une arche de pierre y fut construite pour relier l’ancien hôtel de ville. Au XXe siècle, elle devint un symbole de modernité commerciale avec l’ouverture du premier magasin Monoprix (alors nommé Noma) en 1932, puis la première rue piétonne de France en 1971.
Parmi ses édifices remarquables, 25 maisons et immeubles (nos 23 à 169) sont protégés au titre des monuments historiques, aux côtés du Gros-Horloge et de l’ancien hôtel de ville. La rue a aussi abrité des figures locales, comme le peintre Pierre Hodé (né au no 72) ou l’architecte Émile Janet (bureaux au no 42). Son patrimoine architectural, mêlant bois et pierre, reflète les évolutions urbaines et sociales de Rouen depuis le Moyen Âge.
En 1885, Camille Pissarro en a réalisé une gravure, témoignant de son attrait artistique. Aujourd’hui, la rue allie patrimoine historique et dynamisme commercial, avec des commerces comme l’un des premiers magasins à prix unique de France. Son ambiance, à la fois médiévale et vivante, en fait un lieu incontournable du centre-ville.