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Haut-fourneau de la Poitevinière à Riaillé en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine industriel Haut-fourneau

Haut-fourneau de la Poitevinière à Riaillé

    La Poitevinière
    44440 Riaillé
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Attestation de la forge
1ère moitié XVIIIe siècle
Construction du haut-fourneau
XIXe siècle
Exploitation par le duc de Tourzel
3e quart XIXe siècle
Cessation d’activité
1er avril 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Haut-Fourneau de la Poitevinière (cad. H 657) : inscription par arrêté du 1er avril 1986

Personnages clés

Duc de Tourzel - Propriétaire et exploitant Entretien du site au XIXe siècle.
Famille Durfort - Héritiers du domaine Successeurs du duc de Tourzel.
Béthune-Chârost - Baronnie d’Ancenis Propriétaire initial de la forge.

Origine et histoire

Le haut-fourneau de la Poitevinière, situé à Riaillé en Loire-Atlantique, date de la première moitié du XVIIIe siècle. Il faisait partie des infrastructures de la forge de Riaillé, liée à la baronnie d'Ancenis (famille Béthune-Chârost). L’édifice, construit en schiste, mesure environ 8 mètres de haut pour 9 mètres de côté, avec une cuve circulaire. Il fonctionnait au charbon de bois produit dans les forêts d’Ancenis et de Saint-Mars, et transformait le minerai de fer extrait des gisements locaux (forêt de l’Arche, Abbaretz). Son activité, attestée dès le XVe siècle pour la forge, s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIXe siècle, avant sa désaffectation.

Au XIXe siècle, le site était exploité par le duc de Tourzel, puis transmis par héritage à la famille Durfort. Le haut-fourneau dépendait d’un ensemble plus large incluant un château, un étang, et des maisons (Huguenin, Trébuchet). Il symbolise l’industrie métallurgique pré-industrielle, basée sur des ressources locales et une main-d’œuvre spécialisée. Le monument a été inscrit aux Monuments Historiques en 1986, reconnaissant son importance patrimoniale.

L’arrêt définitif de l’activité, intervenu au 3e quart du XIXe siècle, coïncide avec le déclin des forges à charbon de bois face à la révolution industrielle. Aujourd’hui, le site est désaffecté et appartient à une société privée. Son architecture cubique et ses matériaux (schiste) illustrent les techniques de construction et de production sidérurgique d’Ancien Régime, tandis que son état actuel offre un témoignage matériel des mutations économiques des Pays de la Loire.

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