Haut fourneau de Puiraveau (ou Puyravaud) à Vitrac-Saint-Vincent en Charente

Haut fourneau de Puiraveau (ou Puyravaud)

  • 16310 Vitrac-Saint-Vincent
Crédit photo : Rosier - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1800
1900
2000
Années 1840-45
Entreprise Labonne
1803
Demande d'ajout d'un haut fourneau
10 mars 1819
Ordonnance royale
1820
Construction du haut fourneau
Années 1860
Arrêt du haut fourneau
1873
Transformation en moulin
Fin du XVIIIe siècle
Existence d'une forge
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges du haut fourneau et de la forge, avec leurs aménagements hydrauliques (canalisations, digues, biefs, deux étangs) ainsi que le sol des parcelles correspondantes (cad. C 355, 356, 359 à 362, 364, 365) : inscription par arrêté du 23 décembre 1994

Personnages clés

L. Brun Demandeur de l'ajout du haut fourneau et responsable de sa construction.
J. Durand Demandeur de l'ajout du haut fourneau.
Mme Marcieu Propriétaire de la forge en 1815.
M. Marvaud Régisseur de la forge en 1815.
Raballet Propriétaire ayant transformé la halle de coulée en moulin à blé.

Origine et histoire

Une forge existait probablement sur le site à la fin du XVIIIe siècle. En 1803, L. Brun et J. Durand demandent l'ajout d'un haut fourneau ; une ordonnance royale du 10 mars 1819 autorise finalement les travaux. Le haut fourneau est édifié en 1820 par L. Brun et porte cette date ainsi que sa signature. En 1815, la forge appartenait à Mme Marcieu et était régie par M. Marvaud. Dans les années 1840-45, l'établissement devient l'entreprise Labonne, qui emploie 34 ouvriers (28 hommes, 4 femmes et 2 enfants) et produit de la fonte et du fer pour une valeur annuelle de 226 000 F. L'arrêt définitif du haut fourneau intervient dans les années 1860, sous la concurrence des industries du nord et de l'est de la France, et surtout de l'Angleterre. La grosse forge reste en activité quelques années encore, avec une martèlerie et quatre feux d'affinerie, puis elle est démolie. En 1873, Raballet, nouveau propriétaire, transforme la halle de coulée en moulin à blé tout en maintenant temporairement la forge en fonctionnement. La démolition du moulin et de la forge a eu lieu à une date inconnue. Sur le terrain subsistent le haut fourneau — construction massive, presque carrée, et l'élément le mieux conservé — situé sur un deuxième barrage en amont de la forge, ainsi que les murs d'un bâtiment qui pouvait servir de bureau, de cantine ou de logement. La maison de maître domine encore les installations implantées au fond de l'étroite vallée du Rivaillou.

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