Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Origine présumée du monument mégalithique.
1966
Classement aux Monuments Historiques
Classement aux Monuments Historiques
1966 (≈ 1966)
Protection officielle du site archéologique.
1977
Démontage du monument
Démontage du monument
1977 (≈ 1977)
Dû à l'extension d'une carrière voisine.
1998
Reconstruction du site
Reconstruction du site
1998 (≈ 1998)
Grâce aux relevés de Jean L'Helgouach.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hemicycle mégalithique dit Les Tombes (cad. A 882 (2ème feuille) ) : inscription par arrêté du 24 octobre 1966
Personnages clés
| Jean L'Helgouach - Archéologue |
A dirigé les relevés et la reconstruction. |
| P. Bézier - Historien local |
A mentionné le monument en 1883. |
Origine et histoire
L'hémicycle mégalithique des Tombes de Saint-Broladre, situé au lieu-dit Vaujour à Saint-Broladre (Ille-et-Vilaine), est un monument daté du Néolithique. Classé au titre des monuments historiques en 1966, il fut menacé par l'extension d'une carrière voisine, entraînant son démontage en 1977. Grâce aux relevés de l'archéologue Jean L'Helgouach, il fut reconstruit à proximité en 1998. À l'origine, six pierres délimitaient un hémicycle de 7 mètres de diamètre, complété par deux autres pierres. Au début du XXe siècle, une pierre fut broyée et une autre disparut.
D'après les descriptions de P. Bézier en 1883, le monument fut initialement localisé par erreur à Baguer-Pican, commune voisine. Jean L'Helgouach émit l'hypothèse qu'il pourrait s'agir des ruines d'une enceinte mégalithique ou de la chambre sépulcrale d'un dolmen. L'incertitude sur sa fonction exacte persiste, bien que son caractère funéraire ou cérémoniel soit probable, typique des constructions mégalithiques bretonnes.
Le site, connu localement sous le nom de Champ des Tombes, illustre les défis de préservation des vestiges archéologiques face aux activités industrielles modernes. Sa reconstruction en 1998, bien que partielle, permet aujourd'hui d'étudier ce témoignage rare du Néolithique en Bretagne. Les sources, dont les travaux de Jacques Briard et Loïc Langouët, soulignent son importance dans le patrimoine mégalithique d'Ille-et-Vilaine.