Frise chronologique
Néolithique
Construction du monument
Construction du monument
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de l'hémicycle et du tertre.
1864
Croquis d'A. Ramé
Croquis d'A. Ramé
1864 (≈ 1864)
Représentation du tertre avant destruction.
1869
Disparition de blocs
Disparition de blocs
1869 (≈ 1869)
Six blocs supprimés pour un chemin.
1882
Croquis de Pitre de Lisle
Croquis de Pitre de Lisle
1882 (≈ 1882)
Documentation du tertre tumulaire.
21 juillet 1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 juillet 1978 (≈ 1978)
Protection officielle du site.
Début XXe siècle
Démantèlement du tertre
Démantèlement du tertre
Début XXe siècle (≈ 2004)
Destruction pour un chemin de crête.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hémicycle mégalithique et tertre tumulaire (cad. ZW 182, 183) : inscription par arrêté du 21 juillet 1978
Personnages clés
| J. Desmars - Historien ou archéologue |
Signale six blocs disparus en 1869. |
| A. Ramé - Illustrateur |
Croquis du tertre en 1864. |
| Pitre de Lisle du Dreneuc - Illustrateur |
Croquis du tertre en 1882. |
Origine et histoire
L'hémicycle mégalithique de Cojoux, situé à Saint-Just en Ille-et-Vilaine, est une enceinte composée de neuf blocs de quartz disposés en arc de cercle sur 27 mètres, avec un dixième bloc isolé à 50 mètres à l'est. Selon une légende locale, ce bloc représenterait un accusé face à ses juges, donnant au site le surnom de Tribunal. Quatre des blocs sont aujourd'hui renversés, et au moins six autres ont disparu en 1869 lors de l'aménagement d'un chemin. Ce monument, daté du Néolithique, était probablement lié à l'observation des couchers de soleil lors du solstice d'été.
À proximité, un tertre tumulaire de forme trapézoïdale (16,50 m de long) était présent jusqu'au début du XXe siècle, avant d'être démantelé pour la construction d'un chemin. Ce tertre, représenté sur des croquis du XIXe siècle, comportait une entrée latérale marquée par des blocs de quartz et de schiste, ainsi qu'un menhir de 1,10 m de haut. Les pierres démantelées furent déplacées sur le bord du chemin, où certaines sont encore visibles. Le site, comparable à celui de Pen-ar-lan sur l'île d'Ouessant, est inscrit aux monuments historiques depuis le 21 juillet 1978.
Les sources historiques mentionnent des relevés réalisés par J. Desmars en 1869, ainsi que des illustrations d'A. Ramé (1864) et Pitre de Lisle du Dreneuc (1882), qui documentent l'état du tertre avant sa destruction. Le site appartient aujourd'hui au département d'Ille-et-Vilaine. Son architecture et son alignement suggèrent une fonction à la fois astronomique et funéraire, typique des constructions mégalithiques bretonnes de cette période.