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Hôpital à Castelnaudary dans l'Aude

Hôpital

    19 Avenue Monseigneur de Langle
    11400 Castelnaudary
Propriété d'un établissement public communal

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1598
Construction du clocher
1665
Agrandissement de la nef nord
1738
Fondation officielle par Louis XV
1783
Création de l’apothicairerie
1853-1856
Construction de la chapelle
1992-1994
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments du XVIIIe siècle exclusivement ; corps de bâtiment qui abrite l'ancienne pharmacie ; chapelle (cad. AI 244) : inscription par arrêté du 15 décembre 1992 ; Salle de l'ancienne apothicairerie (cad. AI 244) : classement par arrêté du 19 mai 1994

Personnages clés

Louis XV - Roi de France Officialise l’hôpital par lettres patentes (1738).
Louis XVI - Roi de France Confirme l’hôpital par lettres patentes (1788).
Bertrand de Langle - Évêque de Saint-Papoul (XVIIIe) Finance agrandissement et apothicairerie (1783).
Sœur Supérieure Brugelles - Religieuse (Sœurs de Nevers) Dons pour développement (XIXe siècle).
Jean-Pierre Cassabel - Maire de Castelnaudary (XXe) Hôpital renommé en son honneur.

Origine et histoire

L’hôpital de Castelnaudary, aujourd’hui nommé Centre Hospitalier Jean-Pierre Cassabel, trouve ses origines au XVIIIe siècle. Fondé officiellement par lettres patentes des rois Louis XV (1738) et Louis XVI (1788), il était alors géré par les Sœurs de Nevers (Sœurs Grises), qui assurèrent les soins jusqu’en 1971. L’évêque Bertrand de Langle joua un rôle clé en finançant son agrandissement au XVIIIe siècle, lui valant le nom d’Hôpital Saint-Jacques. La chapelle romane, dotée d’un autel et de boiseries du XVIIIe, ainsi qu’une apothicairerie de 1783 abritant 226 pots en faïence de Moustiers, témoignent de son riche passé.

La structure connut des extensions majeures au XIXe siècle, notamment la construction de la chapelle du Sacré-Cœur (1853-1856), grâce à des dons comme ceux de la Sœur Supérieure Brugelles. En 1917, un pavillon militaire fut ajouté, transformé en bloc chirurgical en 1980. Le site, partiellement classé Monument Historique (1992-1994), conserve des éléments romans (abside, nef) et des décors des XVIIe et XIXe siècles. Son évolution reflète les besoins médicaux locaux, de l’Ancien Régime à la modernité.

Au XXe siècle, l’hôpital s’adapta aux progrès médicaux : création d’une clinique chirurgicale (1935), d’un service de radiologie (1953), puis d’urgences (1980). Les années 2000 virent l’agrandissement de la maison de retraite (2000), la transformation de la maternité en Centre périnatal (2004), et l’acquisition d’équipements modernes (scanner en 2009, ostéodensitomètre en 2019). Avec 223 lits, il reste un pilier sanitaire du Bassin chaurien, alliant héritage et innovation.

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