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Hôpital Bretonneau de Tours en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôpital

Hôpital Bretonneau de Tours

  • 2 Boulevard Tonnelé
  • 37000 Tours
Hôpital Bretonneau de Tours
Hôpital Bretonneau de Tours
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Hôpital Bretonneau de Tours
Hôpital Bretonneau de Tours
37000 Tours, 2 Boulevard Tonnelé

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1545
Création d'un sanitas
1656
Fondation de l'hospice de la Charité
1661
Construction de la chapelle
1834-1840
Restructuration par Gustave Guérin
1879
Restauration de la chapelle
1892
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Daniel Masse - Architecte Conçoit la chapelle en 1661.
Gustave Guérin - Architecte Remanie l’hôpital au XIXe siècle.
Léon Rohard - Architecte Restaure la chapelle en 1879.
Monseigneur le Bouthillier - Archevêque de Tours Impulse la construction en 1661.

Origine et histoire de l'hôpital Bretonneau

L’hôpital Bretonneau occupe l’emplacement de l’ancien hospice de la Charité, créé en 1656 par édit royal sur les bases d’un sanitas installé dès 1545 dans la maison Redif, rachetée par la ville en 1563. Une première chapelle et un cimetière y sont aménagés en 1606. En 1661, l’archevêque Monseigneur le Bouthillier pose la première pierre d’une nouvelle chapelle, conçue par l’architecte Daniel Masse, tandis que trois grands bâtiments parallèles sont érigés sous son impulsion. Un refuge pour les repenties (1667) et un asile pour orphelins (1738) complètent progressivement l’ensemble, marqué par des modifications au XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, l’hôpital subit des transformations majeures sous la direction de l’architecte Gustave Guérin. Entre 1834 et 1840, les bâtiments sont restructurés en respectant le plan initial des trois édifices parallèles, mais étendus vers l’ouest (jusqu’au futur boulevard Tonnelle). Guérin construit en 1837 la maternité, typique du style tourangeau avec ses bossages et baies en plein cintre. La chapelle, restaurée en 1879 par Léon Rohard, voit son décor intérieur entièrement repensé : suppression des planchers, installation d’un plafond à caissons peint, et pose de vitraux signés Lobin (1878).

L’hôpital s’enrichit aussi d’une école de médecine et pharmacie (1813), de bâtiments pour les aliénés (1867 pour les femmes, 1891 pour les hommes), et de laboratoires (1894). En 1802 et 1805, il absorbe respectivement l’hôtel-Dieu et l’hospice de la Madeleine, centralisant ainsi les soins à Tours. Les façades de l’ancien hôpital militaire (style néo-classique, années 1830) et la chapelle sont aujourd’hui classées Monument Historique (1992), témoignant de cette évolution architecturale et médicale.

Les éléments protégés incluent la chapelle de l’hospice de la Charité et les façades/toitures de l’hôpital militaire (cadastre EP 60). Le site, propriété publique, illustre l’histoire hospitalière française, des édits royaux du XVIIe siècle aux avancées médicales du XIXe, dans un dialogue entre baroque, néo-classicisme et rationalisme hygiéniste.

Liens externes

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