Construction de l'hôpital 1909-1913 (≈ 1911)
Période de construction de l'Hôpital de la Charité par l'architecte Jean Hardion.
2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2006 (≈ 2006)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'hôpital en totalité comprenant le bâtiment de l'hôpital avec ses galeries et sa chapelle, le bâtiment des bains avec sa lingerie, sa buanderie et sa machine à sécher le linge, l'orphelinat des filles, l'orphelinat des garçons, les deux pavillons d'accueil ainsi que les jardins avec leur clôture et leur portail (cad. AB 5, 6) : inscription par arrêté du 27 septembre 2006
Personnages clés
Jean Hardion
Architecte ayant conçu et réalisé l'Hôpital de la Charité.
Vicomte Paillhou
Commanditaire de la construction de l'Hôpital de la Charité.
Origine et histoire de l'hôpital de la Charité
L'ensemble de l'Hôpital de la Charité, à Lavault‑Sainte‑Anne (Allier), a été réalisé pour le vicomte Paillhou par l'architecte Jean Hardion entre 1909 et 1913. Conçu dans la lignée des constructions philanthropiques du XIXe siècle, il regroupe les fonctions d'hôpital et d'orphelinat. La conception architecturale intègre les progrès de la médecine et des principes hygiénistes, tout en visant un environnement confortable. Le style éclectique, évoquant l'anglo‑normand, recourt à des matériaux variés et colorés, notamment la brique polychrome et le grès émaillé. Plusieurs bâtiments indépendants — l'hôpital, le bâtiment des bains, l'orphelinat des filles et celui des garçons — sont disposés autour d'une cour d'honneur et reliés par une galerie couverte. À l'intérieur, l'attention portée à l'hygiène se traduit par la ventilation, des espaces destinés au lavage des personnes et du linge, le chauffage par chaudière centrale et le séchage du linge par un dispositif à vapeur. Le domaine est clos d'un mur dont l'entrée est marquée par un portail en ferronnerie, flanqué de deux pavillons abritant la conciergerie et le dispensaire. Des jardins à la française complètent l'ensemble. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 2006 et l'établissement fonctionne aujourd'hui comme un EHPAD.