Hôpital de la Charité à Saint-Etienne dans la Loire

Hôpital de la Charité

  • 42000 Saint-Étienne
Hôpital de la Charité
Hôpital de la Charité
Hôpital de la Charité
Hôpital de la Charité
Hôpital de la Charité
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1682
Fondation de l'hôpital
1690-1693
Construction des premiers bâtiments
1708-1741
Construction de la chapelle
XIXe siècle
Ajout de pavillons
1929
Rénovation et constructions
1933
Concours de décoration
1979
Inscription chapelle et escalier
2002
Inscription partielle bâtiment administratif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, montée d'escalier, palier du premier étage et salle d'honneur du bâtiment administratif (cad. ES 94) : inscription par arrêté du 2 décembre 2002

Personnages clés

Léon Lamaizière Architecte ayant ajouté deux pavillons au XIXe siècle.
Henri Lasserre Architecte responsable de la rénovation après la Première Guerre mondiale.
Antoine Coste Architecte ayant participé aux nouvelles constructions en 1929.
Fougerolle Notaire et président de la commission administrative.
Joseph-Louis Lamberton Artiste ayant remporté le concours de décoration de 1933.
F. Salque Artiste ayant remporté le concours de décoration de 1933.
Maurice Denis Peintre membre des Nabis ayant réalisé les toiles de la salle de réunion.
Albert Martine Artisan ayant marouflé les toiles de Maurice Denis.

Origine et histoire

L'hôpital de la Charité à Saint-Étienne a été fondé en 1682 ; les premiers bâtiments datent de 1690-1693. La chapelle, réalisée en grès houiller, a été édifiée entre 1708 et 1741. Au XIXe siècle, Léon Lamaizière a ajouté deux pavillons à l'angle de la rue Badouillère et de la rue Saint-Roch. Après la Première Guerre mondiale, le site a fait l'objet d'une importante rénovation dirigée par l'architecte Henri Lasserre : deux bâtiments néoclassiques furent édifiés sur ses plans, puis, en 1929, de nouvelles constructions confiées à Antoine Coste et Henri Lasserre répondirent aux exigences de l'hygiénisme. Le besoin croissant de lits et l'insalubrité des bâtiments du XVIIe siècle amenèrent la commission administrative, présidée par le notaire Fougerolle, à envisager un transfert de la Charité ; ce projet n'aboutit pas et la rénovation sur place fut décidée. Celle-ci comprit la construction d'un pavillon administratif et de deux grands bâtiments latéraux dont les rez-de-chaussée et entresols furent affectés au commerce, tandis que les étages accueillèrent, d'un côté, les vieillards indigents et incurables et, de l'autre, les petits rentiers ruinés par la guerre. Le bâtiment de la rue Michelet, de style Art déco, est un immeuble de trois étages sur rez-de-chaussée ; sa façade, organisée en cinq travées symétriques, présente au deuxième étage trois ouvertures octogonales encadrées d'éléments sculptés, surmontées d'une corniche portant l'inscription "Hospices Civils" flanquée de figures féminines symbolisant les activités de charité. En 1933, la commission administrative lança un concours pour la décoration de la salle de réunion du nouvel édifice administratif ; le thème imposé était la représentation des trois établissements récemment acquis par les Hospices civils et de leurs bienfaits : l'aérium de la Sablière à La Talaudière pour jeunes gens affaiblis, le préventorium de Riocreux au col de La République pour filles et jeunes femmes, et la maison de cure hélio-marine de Palavas‑les‑Flots pour enfants atteints de tuberculose. Le concours fut remporté par Joseph‑Louis Lamberton et F. Salque, mais le conseil d'administration se montra peu satisfait des maquettes et le vice-président Fougerolle traita directement avec le peintre Maurice Denis. Membre du mouvement des Nabis, Maurice Denis accepta la commande pour 100 000 francs et réalisa à Saint-Étienne l'un de ses derniers grands ensembles ; les toiles, peintes à Saint‑Germain‑en‑Laye, furent marouflées sur place par Albert Martine. La salle de réunion présente des panneaux muraux où des scènes réalistes décrivent les activités de chaque établissement et sont accompagnées d'inscriptions ; un rideau rayé délimite le monde réel de l'allégorique. La chapelle et l'escalier d'honneur ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1979 ; le bâtiment administratif est partiellement inscrit (façades et toitures, montée d'escalier, palier du premier étage et salle d'honneur) par arrêté du 2 décembre 2002.

Liens externes