Origine et histoire
L’hôpital de la Reine, situé à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, fut fondé en 1788 sous l’impulsion de Marie Antoinette. Ce monument historique, conçu comme un hospice, fut édifié par l’architecte Richard Mique, connu pour ses réalisations sous le règne de Louis XVI. Aujourd’hui, seule la chapelle, classée par arrêté du 28 décembre 1979, témoigne de cette fondation d’Ancien Régime. Les autres bâtiments actuels datent des XIXe et XXe siècles, remplaçant progressivement les structures initiales.
La chapelle, élément protégé et emblématique, est encadrée par des constructions ultérieures reflétant l’évolution des besoins hospitaliers. L’adresse historique, 3 place Silly, situe le monument dans un quartier central de Saint-Cloud, marqué par son passé royal et sa proximité avec Paris. La précision de localisation, notée comme « passable » (5/10), suggère des incertitudes mineures sur son emplacement exact, bien que les coordonnées GPS pointent vers la place Silly.
L’hospice s’inscrit dans une période charnière de l’histoire française, où les institutions caritatives royales, comme celle-ci, répondent aux enjeux sociaux de la fin du XVIIIe siècle. Marie Antoinette, souvent associée à des projets philanthropiques, y voit un moyen d’affirmer son rôle public tout en adressant les besoins des populations défavorisées. L’architecte Richard Mique, déjà impliqué dans des projets prestigieux comme le Hameau de la Reine à Versailles, apporte ici son expertise en intégrant le monument dans le paysage urbain naissant de Saint-Cloud.
Le classement de la chapelle en 1979 souligne sa valeur patrimoniale, tant architecturale qu’historique. Ce statut protège un vestige rare de l’action caritative de la monarchie à la veille de la Révolution française. Les transformations ultérieures du site, avec l’ajout de bâtiments aux XIXe et XXe siècles, illustrent l’adaptation continue des infrastructures hospitalières aux normes médicales et sociales successives.
La propriété actuelle du site par un établissement public garantit sa préservation et son accessibilité, tout en ancrant l’hôpital de la Reine dans le patrimoine collectif. Les sources disponibles, comme la base Mérimée et Monumentum, documentent son histoire, bien que certaines données, comme la précision cartographique, restent perfectibles. Ce monument incarne ainsi la mémoire à la fois locale et nationale, entre héritage royal et modernité républicaine.