Hôpital de Mont-Saint-Jean en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôpital

Hôpital de Mont-Saint-Jean

  • Rue des Bergeries
  • 21320 Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Crédit photo : Leseb - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XIVe siècle
Réunion au prieuré
XVe siècle
Rénovation chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôpital (ancien) (cad. E 63) : classement par arrêté du 22 octobre 1976

Personnages clés

Antoine de Luxembourg Seigneur de Mont-Saint-Jean, mécène des verrières.
Jean Sothin Artisan verrier ayant réalisé les verrières.
Antoinette de Bauffremont Épouse d'Antoine de Luxembourg, représentée sur les verrières.

Origine et histoire de l'hôpital

Les origines de l'hôpital, qualifié de "maison-Dieu" et destiné à accueillir pèlerins, voyageurs et indigents, restent inconnues. Placé sous le vocable de Sainte-Anne, l'établissement fut réuni au XIIIe siècle au prieuré de Nailly, près de Flavigny-sur-Ozerain, et apparaît sous le nom de "Domus Dei de Monti Sancti Johannis" dans un pouillé de l'évêché d'Autun des XIIIe–XIVe siècles. Il dépend ensuite du mépart de Flavigny, qui le cède aux habitants de Mont-Saint-Jean en 1576. Antoine de Luxembourg, seigneur de Mont-Saint-Jean, aurait fait poser en 1507 deux grandes verrières réalisées par Jean Sothin représentant Notre-Dame de Pitié, saint Antoine, lui-même et son épouse Antoinette de Bauffremont, mais il subsiste une incertitude : ces verrières auraient pu appartenir non à l'hôpital, dont les fenêtres étroites paraissent peu adaptées à ce type de décor, mais à l'église du prieuré de Glanot, où A. de Bauffremont fut inhumée en 1488. L'hôpital était encore en activité à la fin du XVIIIe siècle et est alors décrit comme une petite maison de deux pièces abritant gratuitement deux femmes pauvres. Les bâtiments subsistants, une salle voûtée et une chapelle, se datent par la forme des baies et du contrefort de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. L'édifice a été transformé ultérieurement : la chapelle a été remaniée avec élargissement du pignon et réemploi d'un linteau du XVe siècle, et la porte de communication avec une seconde salle, aujourd'hui détruite, a été rétrécie. Par ailleurs, une cheminée monumentale a obstrué la fenêtre nord de la salle voûtée.

Liens externes