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Hôpital de Mont-Saint-Jean en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôpital

Hôpital de Mont-Saint-Jean

    Rue des Bergeries21320 Mont-Saint-Jean
Propriété privée
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Hôpital de Mont-Saint-Jean
Crédit photo : Leseb - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Rattachement au prieuré de Nailly
1507
Commande de verrières attribuée
1576
Cession aux habitants
fin XVIIIe siècle
Fonctionnement réduit
1976
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hôpital (ancien) (cad. E 63) : classement par arrêté du 22 octobre 1976

Personnages clés

Antoine de Luxembourg - Seigneur de Mont-Saint-Jean Commanditaire présumé de verrières (1507)
Antoinette de Bauffremont - Épouse d’Antoine de Luxembourg Mentionnée dans les verrières (lien incertain)
Jean Sothin - Artisan verrier Auteur présumé des verrières (1507)

Origine et histoire de l'hôpital

L’hôpital de Mont-Saint-Jean, classé Monument Historique en 1976, est un exemple typique de maison-Dieu médiévale, destinée à héberger pèlerins, voyageurs et indigents. Situé au nord du village, il se compose d’une salle voûtée en partie enterrée, flanquée d’une chapelle au sud. Des fouilles ont révélé des vestiges d’une seconde salle avec cheminée, aujourd’hui disparue. La salle principale, de plan rectangulaire, présente une voûte en berceau brisé divisée en deux travées par un doubleau. Son accès s’effectue par une porte rectangulaire à linteau sur coussinets, tandis que des fenêtres en plein-cintre éclairent l’espace. Une cheminée monumentale, ajoutée ultérieurement, a obstrué l’une des baies.

La chapelle, de plan trapézoïdal, montre des traces de remaniements : son mur-pignon oriental, reconstruit, intègre un linteau du XVe siècle orné d’une accolade. À l’origine, le chevet en moyen appareil abritait un triplet en plein-cintre, aujourd’hui muré. Une porte communiquait autrefois avec la salle disparue, réduite en largeur et transformée en baie. La chapelle, couverte de laves, a subi l’effondrement de sa charpente et de sa toiture, récemment consolidée par une protection provisoire. Le site, envahi par la végétation avant restauration, conserve des éléments architecturaux des XIIe–XIIIe siècles, comme les contreforts et les corniches chanfreinées.

Les origines exactes de l’hôpital, placé sous le vocable de Sainte-Anne, restent inconnues. Au XIIIe siècle, il est rattaché au prieuré de Nailly (près de Flavigny-sur-Ozerain) et cité dans un pouillé de l’évêché d’Autun sous le nom de Domus Dei de Monti Sancti Johannis. Au XVIe siècle, le mépart de Flavigny le cède aux habitants de Mont-Saint-Jean (1576). Une tradition attribue à Antoine de Luxembourg, seigneur local, la commande de deux verrières en 1507 — bien que leur destination exacte (hôpital ou église du prieuré de Glanot) reste incertaine. L’établissement, encore actif à la fin du XVIIIe siècle, abritait alors deux femmes pauvres dans une petite maison de deux pièces.

L’édifice illustre l’évolution des maisons-Dieu médiévales, passant d’une fonction caritative à un rôle social réduit. Les transformations ultérieures (cheminée, remaniement de la chapelle) reflètent des adaptations aux besoins locaux. Classé pour sa valeur patrimoniale, il témoigne de l’architecture hospitalière bourguignonne et de son ancrage dans les réseaux religieux et seigneuriaux de la région.

Liens externes

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