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Propriété d'un établissement public communal
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Fondation probable
Fondation probable XIVe siècle (≈ 1450)
Période supposée de la fondation de l'hôpital, suggérée par des vestiges architecturaux.
1523-1537
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure 1523-1537 (≈ 1530)
Période de reconstruction de l'édifice, incluant la chapelle et les salles des malades.
1662
Agrandissement sud
Agrandissement sud 1662 (≈ 1662)
Agrandissement de la partie sud destinée à l'habitation.
1874-1875
Restauration par Bigot
Restauration par Bigot 1874-1875 (≈ 1875)
Travaux de restauration importants menés par l'architecte Joseph Bigot, surtout pour la chapelle.
1896-1898
Construction hôpital Saint-Michel
Construction hôpital Saint-Michel 1896-1898 (≈ 1897)
Construction d'un nouvel hôpital à proximité, illustrant les critères hygiénistes de l'époque.
2002
Classement historique
Classement historique 2002 (≈ 2002)
L'hôpital Frémeur est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôpital et sa chapelle Saint-Eutrope, en totalité (cad. AR 820) : classement par arrêté du 24 mai 2004
Personnages clés
Joseph Bigot
Architecte diocésain responsable des travaux de restauration entre 1874 et 1875.
M. de Kerjégu
Donateur ayant permis la construction de l'hôpital Saint-Michel à la fin du XIXe siècle.
Origine et histoire de l'hôpital Frémeur
L'existence d'un hôpital à cet emplacement remonterait probablement au XIVe siècle, bien qu'aucun acte fondateur n'ait été conservé ; des maladreries sont attestées aux abords de la ville dès le XIIIe siècle. Un premier bâtiment destiné aux soins pourrait donc dater de cette période ; les colonnes circulaires du sous-sol sont peut‑être des vestiges, en place ou remployés, de cet établissement primitif. La présence, en position dominante, d'un blason aux hermines pleines suggère une fondation d'origine ducale, plausiblement située entre 1316 et 1491. L'édifice comprenant la chapelle, les salles des malades et les logements a été reconstruit au XVIe siècle, entre 1523 et 1531 (ou 1537), comme l'attestent plusieurs inscriptions et éléments architecturaux : la sablière ouest porte la date de 1523, une inscription gothique sur l'élévation nord mentionne 1528 et une poutre de la salle d'étage porte la date 1531 (ou 1537). Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, l'ensemble paraît avoir peu évolué, puis un agrandissement de la partie sud destinée à l'habitation est réalisé, la date de 1662 étant retenue pour ces transformations. Un petit cimetière à l'est du chœur est attesté en 1764 et figure encore sur le cadastre de 1824, alors qu'il est absent du plan de 1679. Vers 1703, l'adjonction d'un corps de bâtiment au sud contre les anciennes salles des malades s'accompagne probablement de remaniements intérieurs. L'hôpital connaît des modifications et des agrandissements aux XVIIIe et XIXe siècles. Entre 1874 et 1875, l'architecte diocésain Joseph Bigot conduit des travaux de restauration importants, surtout pour la chapelle : agrandissement des baies, remaniement des charpentes, pose de lambris peints au plafond et de lambris de hauteur; le mobilier religieux néogothique date également de cette campagne. À la fin du XIXe siècle, l'hôpital Saint-Michel est construit à proximité (1896-1898) grâce au don de M. de Kerjégu ; il illustre l'application des critères des médecins hygiénistes de l'époque. La révolution pasteurienne conduit à la division des hôpitaux en unités plus petites, favorisant l'isolement et l'asepsie : le plan en H renversé de Saint-Michel comporte quatre pavillons reliés au corps central par des galeries couvertes, tandis que voûtes ogivales et angles arrondis répondent aux préconisations de Tollet pour faciliter la ventilation. Après la construction de ce nouvel hôpital, l'usage des anciennes salles de soin est progressivement abandonné, la chapelle conservant sa vocation cultuelle rattachée à l'établissement. L'hôpital Frémeur a été classé au titre des monuments historiques en 2002 pour ses caractéristiques architecturales particulières ; il se trouve aujourd'hui dans un état de conservation critique et attend une nouvelle affectation. (Christel Douard, 2001)