Fondation du premier hôtel-Dieu XVe siècle (≈ 1550)
Prémices de l’institution à cet emplacement.
vers 1671
Construction de l’édifice actuel
Construction de l’édifice actuel vers 1671 (≈ 1671)
Dirigée par Mansart pour Louise de Colbert.
1971
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques 1971 (≈ 1971)
Protection des façades et de l’escalier intérieur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures y compris le lanternon, à l'exception du pavillon d'entrée ; escalier intérieur (cad. AB 197) : inscription par arrêté du 27 octobre 1971
Personnages clés
Jules Hardouin-Mansart - Architecte
Conçoit l’hôpital-hospice vers 1671.
Louise de Colbert - Commanditaire
Fille de Colbert, épouse du duc de Beauvillier.
Origine et histoire
L’hôpital-hospice de Saint-Aignan trouve ses origines au XVe siècle, avec un premier hôtel-Dieu implanté sur le même site. L’édifice actuel fut érigé vers 1671, sous la direction de l’architecte Jules Hardouin-Mansart, à la demande de Louise de Colbert, fille du célèbre ministre de Louis XIV et épouse du duc de Beauvillier. Ce projet s’inscrivait dans une volonté de modernisation des infrastructures hospitalières, reflétant l’influence architecturale et politique de la cour royale.
La composition du monument s’articule autour d’une cour fermée par une porte en pierre monumentale, encadrée par deux longs bâtiments en équerre. Ces derniers, d’un seul rez-de-chaussée surmonté d’un étage mansardé, abritaient les espaces dédiés aux malades et aux services. La chapelle, placée à la jonction des deux ailes, marquait le cœur spirituel de l’ensemble, soulignant le double rôle caritatif et religieux de l’institution.
Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1971, l’hôpital-hospice conserve des éléments protégés comme ses façades, toitures (y compris le lanternon), et un escalier intérieur. La propriété, aujourd’hui communale, témoigne de l’héritage architectural du Grand Siècle et de l’évolution des pratiques hospitalières en France. Son état de conservation et sa localisation, précisée à l’adresse 9 Bis Rue Maurice Berteaux, en font un patrimoine remarquable du Loir-et-Cher.