Fondation initiale Ve siècle (≈ 550)
Premières mentions dans des archives (1776).
1670
Regroupement des hôpitaux
Regroupement des hôpitaux 1670 (≈ 1670)
Devient le seul hôpital de Figeac.
1682
Transformation en hôpital général
Transformation en hôpital général 1682 (≈ 1682)
Par Louis XIV pour les pauvres.
1770-1779
Construction de l’aile occidentale
Construction de l’aile occidentale 1770-1779 (≈ 1775)
Avec réemploi des remparts de Figeac.
1784
Édification de la buanderie
Édification de la buanderie 1784 (≈ 1784)
Bâtiment utilitaire du XVIIIe siècle.
1850
Achèvement de l’aile orientale
Achèvement de l’aile orientale 1850 (≈ 1850)
Reconstruction chapelle et clocher (1304).
1978
Inscription Monuments historiques
Inscription Monuments historiques 1978 (≈ 1978)
Façades et chapelle protégées.
1998
Classement UNESCO
Classement UNESCO 1998 (≈ 1998)
Chemins de Compostelle en France.
2021
Fermeture définitive
Fermeture définitive 2021 (≈ 2021)
Fin de son usage hospitalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment du XVIIIe siècle ; chapelle (cad. AL 65) : inscription par arrêté du 22 mai 1978
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Transforme l’hôpital en 1682.
Origine et histoire
L’hôpital Saint-Jacques, aussi appelé hôpital d’Aujou, est le plus ancien établissement hospitalier de Figeac, remontant au Ve siècle selon des archives consultées en 1776. À l’origine, il était l’un des cinq hospices de la ville, avant de devenir le seul en 1670 après un regroupement ordonné par Louis XIV. Son importance historique est renforcée par son rôle d’étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, notamment grâce à la vénération des reliques de saint Vivien et à sa proximité avec Rocamadour. Transformé en hôpital général en 1682, il était dédié au renfermement des pauvres.
Au XVIIIe siècle, des travaux majeurs transforment l’hôpital : entre 1770 et 1779, l’aile occidentale est construite avec des matériaux issus des remparts et tours détruits de Figeac, tandis que la buanderie est édifiée en 1784. Faute de fonds, l’aile orientale n’est achevée qu’en 1850, tout comme la reconstruction de la chapelle et de son clocher, datant initialement de 1304. Entre 1900 et 1902, un presbytère et un pavillon pour l’économat sont ajoutés, complétant l’ensemble architectural.
L’hôpital reste en activité jusqu’en 2021, tout en étant inscrit partiellement aux Monuments historiques en 1978 et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 pour son lien avec les chemins de Compostelle. Son architecture mêle des éléments du XVIIIe siècle, comme le corps de logis principal, et des réutilisations de pierres médiévales, dont celles de l’église Notre-Dame de la Capelle. Aujourd’hui, il symbolise à la fois l’histoire hospitalière française et le patrimoine jacquaire.
Situé au 33 rue des Maquisards, l’hôpital Saint-Jacques illustre l’évolution des établissements de soins, passant d’un hospice médiéval à un hôpital moderne. Son inscription dans la via Podiensis, l’un des principaux itinéraires vers Compostelle, en fait un lieu de mémoire à la fois local et international. Les dernières modifications, comme le réaménagement de 1982, témoignent de son adaptation continue aux besoins médicaux et patrimoniaux.