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Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz en Moselle

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Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz

  • Quai Richepanse
  • 57000 Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Hôpital militaire du Fort Moselle de Metz
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
57000 Metz, Quai Richepanse

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1675
Visite de Vauban
1732-1733
Construction de l’hôpital
4 février 1774
Incendie destructeur
1792-1815
Formation de 700 chirurgiens
1814-1815
Crise sanitaire post-Russie
1er mai 1850
Fin de l’enseignement
17 septembre 1937
Classement partiel
1946
Désaffectation militaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte : inscription par arrêté du 17 septembre 1937

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Commanditaire des fortifications de Metz.
Vauban - Ingénieur militaire A évalué l’importance stratégique de Metz.
Louis de Cormontaigne - Ingénieur et architecte Concepteur de l’hôpital et des fortifications.

Origine et histoire de l'hôpital militaire du Fort Moselle

L’hôpital militaire du Fort Moselle de Metz, édifié en 1732-1733 par l’ingénieur Louis de Cormontaigne, faisait partie d’un vaste projet de fortification commandé pour renforcer la place forte de Metz, jugée essentielle par Louis XIV. Prévu pour 912 lits mais capable d’en accueillir jusqu’à 2 000, il servait d’hôpital-amphithéâtre pour former les officiers du corps de santé militaire. Son architecture, organisée autour d’un quadrilatère avec une cour arborée, était conçue pour optimiser l’aération grâce à 194 fenêtres.

L’établissement joua un rôle clé dans la formation des chirurgiens militaires français, aux côtés des hôpitaux de Lille, Strasbourg et Toulon. Entre 1792 et 1815, il forma 700 chirurgiens pour les armées napoléoniennes, dont les deux tiers périrent au combat. En 1814-1815, après la campagne de Russie, il devint un mouroir avec plus de 9 000 morts (militaires et civils), principalement du typhus, face à l’afflux de 31 000 blessés ou malades.

L’hôpital cessa ses activités d’enseignement en 1850 mais resta un hôpital de garnison jusqu’en 1912, date à laquelle il fut remplacé par l’hôpital Legouest. Endommagé par un incendie en 1774, il fut reconstruit à l’identique. Désaffecté en 1946, ses bâtiments furent cédés à la ville de Metz et abritent aujourd’hui des services publics. Ses portes et façades, classées monuments historiques depuis 1937, témoignent de son passé militaire et médical.

Le fort Moselle s’inscrivait dans une double couronne de fortifications conçue par Cormontaigne (1728-1749), disciple de Vauban, pour protéger Metz des invasions. Vauban lui-même avait souligné l’importance stratégique de la ville dès 1675 : « Les autres places couvrent la province, Metz couvre l’État. » Ce réseau défensif, incluant le fort de Bellecroix, visait à sécuriser les fronts de la Seille et de la Moselle, renforçant le rôle de Metz comme pivot militaire du royaume.

La construction de l’hôpital s’inscrivait dans une modernisation plus large des remparts médiévaux, partiellement démolis au XVIIIe siècle pour laisser place à des ouvrages fortifiés adaptés aux nouvelles techniques de guerre. Financé « aux frais du Roi », l’établissement reflétait l’investissement de la monarchie dans les infrastructures sanitaires militaires, alors en plein développement pour répondre aux besoins des armées en campagne.

Liens externes

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