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Hôpital militaire et bourgeois d'Haguenau dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Patrimoine militaire Hôpital militaire

Hôpital militaire et bourgeois d'Haguenau

  • 24 Rue André Traband
  • 67500 Haguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
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Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
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Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Hôpital militaire et bourgeois dHaguenau
Crédit photo : Gerd Eichmann - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
67500 Haguenau, 24 Rue André Traband

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783–1788
Construction de l’hôpital
1788
Fermeture comme hôpital militaire
1822–1960
Maison centrale pour femmes
1964–1986
Centre pénitentiaire psychiatrique
1990
Classement monument historique
1996
Ouverture de l’IUT et médiathèque
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. AC 7) : inscription par arrêté du 6 mars 1990

Personnages clés

Charpentier - Architecte Auteur des plans (Ponts et Chaussées).
Violette Nozière - Détenue célèbre Incarcerée de 1935 à 1940.
Pauline Dubuisson - Détenue célèbre Incarcerée de 1953 à 1959.
Jean-Baptiste Pertois - Maître d’œuvre Responsable des travaux (source Monumentum).

Origine et histoire de l'hôpital militaire et bourgeois

L’hôpital militaire et bourgeois d’Haguenau fut construit entre 1783 et 1788 sous l’impulsion de l’Intendant d’Alsace, selon les plans de Charpentier, directeur des Ponts et Chaussées. Destiné aux militaires de la province et aux bourgeois locaux, il perd sa vocation hospitalière en 1788 après une ordonnance royale supprimant les hôpitaux militaires régionaux. Pendant la Révolution et l’Empire, il accueille ponctuellement des soldats blessés, avant de devenir un dépôt de mendicité en 1812, puis une caserne entre 1815 et 1818.

En 1822, le ministère de la Justice transforme le bâtiment en maison centrale pour femmes, où furent incarcérées des détenues célèbres comme Violette Nozière (1935–1940) ou Pauline Dubuisson (1953–1959). La prison ferme officiellement en 1960, mais rouvre en 1964 comme Centre pénitentiaire de réadaptation pour détenus à problèmes psychiatriques, jusqu’à sa fermeture définitive en 1986. Partiellement démoli, le site accueille depuis 1996 l’IUT de Haguenau et la médiathèque municipale.

L’architecture, de style Louis XVI avec des influences néo-classiques, se distingue par son portail orné de triglyphes, guirlandes et pommes de pin. Construit en grès, briques et pierres, le bâtiment comprend un sous-sol, trois étages carrés et une voûte d’arêtes. Classé monument historique en 1990, il illustre l’évolution des usages publics, de l’assistance médicale à l’éducation et à la culture.

Le site a aussi servi de décor au film Prisons de femmes (1958), tourné dans l’enceinte de la maison centrale. Son histoire reflète les mutations sociales et pénitentiaires en France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à la réhabilitation contemporaine en espace universitaire et culturel.

Liens externes

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