Fondation de l'hospice 1774 (≈ 1774)
Création par Antoine Jullien, intendant d'Alençon.
1782
Fin des travaux
Fin des travaux 1782 (≈ 1782)
Achèvement de la construction par Delorme.
1831
Transformation en hospice psychiatrique
Transformation en hospice psychiatrique 1831 (≈ 1831)
Devenu hospice départemental des aliénés.
12 décembre 1974
Classement Monument historique
Classement Monument historique 12 décembre 1974 (≈ 1974)
Inscription des façades et de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures des bâtiments du XVIIIe siècle sur rue, sur cour d'honneur et sur cour intérieure. Chapelle en totalité (cad. AD 176) : inscription par arrêté du 12 décembre 1974
Personnages clés
Antoine Jullien - Baron et intendant
Fonda l'hospice en 1774.
Delorme - Architecte
Conçut les plans du bâtiment.
Filles de la Charité - Congrégation religieuse
Gérèrent l'hospice jusqu'à la Révolution.
Origine et histoire de l'hôpital psychiatrique
L’hôpital psychiatrique d’Alençon, classé Monument historique, fut fondé en 1774 par le baron Antoine Jullien, intendant de la généralité d’Alençon. Destiné à accueillir malades indigents, prisonniers et personnes marginalisées, il fut conçu par l’architecte Delorme. Les travaux s’achevèrent en 1782, et sa gestion fut initialement confiée aux Filles de la Charité, avant que la Révolution ne les en chasse et ne transforme le site en prison.
En 1831, l’établissement devint l’hospice départemental des aliénés, tout en servant d’infirmerie pour les prisons civiles et militaires et de dépôt de mendicité. Un pensionnat y fut adjoint. Son architecture néo-classique se distingue par deux cours séparées par un corps de logis, une cour d’honneur encadrée de galeries à colonnes doriques, et une chapelle en rotonde surmontée d’un dôme. Les façades et toitures du XVIIIe siècle, ainsi que la chapelle, furent inscrites aux Monuments historiques en 1974.
Le site reflète l’évolution des usages hospitaliers et carcéraux, passant d’un hospice polyvalent à un hôpital psychiatrique. Son plan symétrique, ses jardins à la française et ses éléments décoratifs (frontons triangulaires, entablement néo-classique) témoignent des canons architecturaux de l’époque. Aujourd’hui, il reste un exemple marquant du patrimoine sanitaire et social normand, propriété du département de l’Orne.
Localisé au nord-ouest du centre-ville d’Alençon, à proximité de l’hôtel de ville, l’hôpital occupe un emplacement stratégique entre les rues Antoine-Jullien et Révérende-Mère-Anne-Marie-Javouhey. Son inscription au titre des Monuments historiques couvre spécifiquement les bâtiments du XVIIIe siècle et la chapelle, soulignant leur valeur patrimoniale exceptionnelle.