Fondation de l'Hôtel-Dieu 1644 (≈ 1644)
Nicolas Gay fonde l'Hôtel-Dieu par testament.
1682
Peintures de la chapelle
Peintures de la chapelle 1682 (≈ 1682)
Réalisation des peintures baroques dans la chapelle.
Fin du XVIIe siècle
Construction de la grande salle
Construction de la grande salle Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Édification de la grande salle et décoration de la chapelle.
1982
Fermeture de l'hôpital
Fermeture de l'hôpital 1982 (≈ 1982)
Cessation des activités hospitalières.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle ; le bâtiment renfermant la salle dite des Rentières ; le bâtiment renfermant la salle dite des Convalescentes (cad. AL 36) : classement par arrêté du 27 juin 1984 ; Les deux bâtiments rue de la Sous-Préfecture et rue Corlin, bordant la cour Est (cad. AL 36) : inscription par arrêté du 27 juin 1984
Personnages clés
Nicolas Gay
Docteur en théologie, fondateur de l'Hôtel-Dieu.
Guillaume Corlin
Échevin ayant fait des dons pour les travaux.
Charlotte Fresnay
Historienne de l'hôpital, cour nommée en son honneur.
Origine et histoire
L'Hôtel-Dieu de Villefranche-sur-Saône est un ancien hôtel-Dieu situé à Villefranche-sur-Saône, dans le département du Rhône, principalement rue de la Sous-Préfecture et rue Corlin. Fondé en 1644 par testament de Nicolas Gay, docteur en théologie, prêtre et curé de la collégiale Notre-Dame-des-Marais, il devait accueillir une infirmerie nommée « Hostel de Charité » au centre de la ville. Des dons, notamment de l'échevin Guillaume Corlin, permirent d'engager les travaux qui se déroulèrent le long du Morgon pendant plusieurs décennies. Vers la fin du XVIIe siècle fut édifiée la grande salle qui abrite aujourd'hui l'auditorium, et la décoration de la chapelle attenante fut peinte vers 1682. D'autres bâtiments, élevés ultérieurement rue Corlin, ont fermé la cour désormais nommée Charlotte Fresnay, en hommage à l'historienne de l'hôpital. La façade donnant sur la rue de la Sous-Préfecture présente un style classique du règne de Louis XIV, tandis que les peintures de la chapelle évoquent le baroque italien. L'hôpital a cessé son activité en 1982 à la suite de l'ouverture du Centre Hospitalier Général de Gleizé.
Au rez-de-chaussée, une apothicairerie aménagée à la fin du XVIIe siècle pour les sœurs hospitalières de la Charité a été classée au titre des monuments historiques et réinstallée dans son lieu d'origine depuis 2020. Des visites guidées gratuites y ont été proposées lors des Journées européennes du patrimoine les 16 et 17 septembre 2023. La chapelle conserve un plafond à compartiments dont chaque panneau est une peinture sur toile tendue sur un bâti en bois ; on y découvre des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, notamment des anges à la cour céleste, des prophètes, des évangélistes et des Pères de l'Église, ainsi que les vertus cardinales.