Frise chronologique
1440
Premier hôpital Saint-Julien
Premier hôpital Saint-Julien
1440 (≈ 1440)
Mention d’un hôpital préexistant à Saint-Martin-de-Ré.
1620
Restauration de l’hôpital
Restauration de l’hôpital
1620 (≈ 1620)
Travaux sur l’ancien hôpital Saint-Julien.
1696
Nouvelle salle des malades
Nouvelle salle des malades
1696 (≈ 1696)
Première campagne de travaux majeurs.
1715-1727
Construction du réfectoire
Construction du réfectoire
1715-1727 (≈ 1721)
Agrandissement des infrastructures hospitalières.
1730
Bâtiment central nord
Bâtiment central nord
1730 (≈ 1730)
Extension de l’hôpital par les religieux.
1765-1766
Chapelle lambrissée par Villeneau
Chapelle lambrissée par Villeneau
1765-1766 (≈ 1766)
Construction d’une nouvelle chapelle.
1776-1780
Nouvelle salle des malades
Nouvelle salle des malades
1776-1780 (≈ 1778)
Réalisée par Habert d’après Bellecombe.
fin XVIIe siècle
Prise en charge par les religieux
Prise en charge par les religieux
fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Gestion confiée aux religieux de la Charité.
an X (1801-1802)
Retour à la ville
Retour à la ville
an X (1801-1802) (≈ 1802)
L’hôpital devient un établissement civil.
1901
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1901 (≈ 1901)
Perte de la chapelle et salons historiques.
14 avril 1997
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 avril 1997 (≈ 1997)
Protection partielle des bâtiments.
18 novembre 1999
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle
18 novembre 1999 (≈ 1999)
Protection totale du bâtiment de 1776-1780.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments suivants constituant l'hôpital : bâtiment C correspondant au logement du directeur ; bâtiment D correspondant au bâtiment d'entrée ; bâtiments I, J et L correspondant à l'administration actuelle (ancien couvent des Charitains) ; bâtiment M correspondant au bureau du directeur et à la pharmacie (cad. E3 1252) : inscription par arrêté du 14 avril 1997 - Bâtiment élevé entre 1776 et 1780, d'après les plans de l'architecte Bellecombe, correspondant à la chapelle actuelle (bâtiment A) (cad. E3 1252) : classement par arrêté du 18 novembre 1999
Personnages clés
| Villeneau - Maître maçon |
Constructeur de la chapelle en 1765-1766. |
| Bellecombe - Architecte |
Auteur des plans de 1776-1780. |
| Habert - Maître maçon |
Réalisateur de la salle des malades. |
Origine et histoire
L’Hôpital Saint-Honoré, situé à Saint-Martin-de-Ré en Charente-Maritime, trouve ses origines au XVe siècle sous le vocable de Saint-Julien. Un premier hôpital, mentionné dès 1440, fut restauré vers 1620. À la fin du XVIIe siècle, sa gestion fut confiée aux religieux de la Charité, qui le placèrent sous l’invocation de Saint-Honoré pour soigner les soldats de Louis XIV. Ce changement marqua le début d’une série de transformations majeures, avec des travaux entrepris dès 1696 et tout au long du XVIIIe siècle.
Les religieux de la Charité engagèrent des campagnes de construction ambitieuses : une nouvelle salle des malades en 1696, un réfectoire entre 1715 et 1727, un bâtiment central au nord en 1730, et une chapelle lambrissée entre 1765 et 1766, réalisée par le maçon Villeneau. En 1776-1780, une nouvelle salle des malades fut édifiée au sud-ouest selon les plans de l’architecte Bellecombe, avec le maçon Habert comme maître d’œuvre. Ces aménagements reflétaient l’adaptation de l’hôpital aux besoins militaires et civils de l’époque.
Après le départ des religieux, l’hôpital devint successivement un établissement civil, puis militaire, avant d’être rétrocédé à la ville en l’an X (1801-1802). Le XIXe siècle fut marqué par des restaurations régulières, mais un incendie en 1901 détruisit partiellement les bâtiments, notamment l’ancienne salle des bourgeois, la chapelle et la sacristie. L’ensemble fut partiellement protégé au titre des monuments historiques, avec une inscription en 1997 et un classement en 1999, reconnaissant sa valeur patrimoniale et architecturale.
Aujourd’hui, l’Hôpital Saint-Honoré témoigne de l’évolution des soins hospitaliers en France, depuis son rôle initial auprès des troupes royales jusqu’à son utilisation par la population locale. Son architecture, mêlant éléments religieux et fonctionnels, illustre les techniques de construction des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que les adaptations successives liées à ses changements de vocation.