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Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine urbain Hôpital

Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand

  • Hôpital-sanatorium Sabourin
  • 63000 Clermont-Ferrand
Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
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Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
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Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
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Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
Hôpital-sanatorium Sabourin de Clermont-Ferrand
63000 Clermont-Ferrand, Hôpital-sanatorium Sabourin

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1929
Choix du terrain et concours infructueux
1932–1935
Construction de l’hôpital
1er décembre 1936
Mise en service
16 mars 1944
Bombardement alliée
1950
Reconstruction achevée
2015
Inauguration de l’ENSACF
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Albéric Aubert - Architecte maître d’œuvre Concepteur officiel, inspiré par Gropius.
Charles Sabourin - Médecin pionnier Fonda le premier sanatorium de France.
Pierre Luton - Premier directeur Dirigea l’hôpital dès 1936.
Valentin Vigneron - Architecte controversé Collaboration supposée non reconnue.

Origine et histoire de l'hôpital-sanatorium Sabourin

L’Hôpital-sanatorium Sabourin, situé au nord de Clermont-Ferrand sur les coteaux du puy de Chanturgue, fut construit dans les années 1930 par l’architecte Albéric Aubert. Influencé par les théories de Walter Gropius et Le Corbusier, il incarne le mouvement moderniste de l’entre-deux-guerres en Auvergne. Le site, choisi en 1929 pour son isolement, son ensoleillement et son altitude (362–391 m), répondait aux critères sanitaires de l’époque pour soigner la tuberculose. Le bâtiment principal, long de 96 mètres, adopte un plan en « T » avec une façade sud orientée pour maximiser l’exposition solaire des patients.

Le projet initial, lancé après un concours infructueux en 1929, prévoyait trois bâtiments en « U » : un corps central surnommé « le paquebot », une villa pour le médecin-chef (inspirée des Cinq Points de l’architecture moderne), et un pavillon pour le personnel. Des modifications ultérieures, comme l’ajout d’une centrale thermique, perturbèrent la symétrie originelle. Innovant pour son époque, l’hôpital intégrait des technologies avancées : ossature en béton armé, insonorisation par liège, monte-charges à double vitesse, et une centrale bactériologique pour épurer les eaux usées.

L’établissement ouvrit en 1936 sous la direction de Pierre Luton, mais fut partiellement détruit en 1944 par un bombardement visant les usines Michelin voisines. Reconstruit à l’identique, il évolua avec les progrès médicaux, passant d’un sanatorium spécialisé en tuberculose à un centre de pneumo-allergologie jusqu’à sa désaffectation en 1997. Après des années d’abandon, le site fut sauvé in extremis par son classement aux Monuments Historiques en 2000 et sa transformation en École nationale supérieure d’architecture (ENSACF), inaugurée en 2015.

L’architecture de Sabourin se distingue par ses lignes épurées, ses larges baies vitrées, et ses terrasses-solariums conçues pour les soins héliothérapiques. Des artistes locaux, comme Gustave Gournier (bas-reliefs) et Louis Dussour (fresque disparue de la chapelle), contribuèrent à son empreinte esthétique. Le bâtiment, labellisé « Patrimoine du XXe siècle » en 2004, illustre l’adaptation du fonctionnalisme aux besoins médicaux, tout en s’intégrant harmonieusement dans le paysage volcanique auvergnat.

Une controverse persiste autour de la paternité du projet : bien qu’officiellement attribué à Albéric Aubert, des archives suggèrent une collaboration avec Valentin Vigneron, dont une lettre réclame des honoraires impayés. Les documents mentionnent un projet commun daté de 1931, mais les preuves restent fragmentaires. Aujourd’hui, Sabourin incarne à la fois un héritage médical pionnier et un exemple remarquable de réhabilitation patrimoniale, mêlant histoire, architecture et pédagogie.

Liens externes

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