Frise chronologique
23 juin 1907
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
23 juin 1907 (≈ 1907)
Lancement officiel des travaux par le maire.
5 avril 1908
Inauguration de l’horloge
Inauguration de l’horloge
5 avril 1908 (≈ 1908)
Cérémonie en présence d’Étienne Marin et de personnalités.
2002
Restauration du monument
Restauration du monument
2002 (≈ 2002)
Intervention par la Fonderie Vincent (Brignais).
2 août 2007
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2 août 2007 (≈ 2007)
Protection officielle de l’édifice.
1er quart XXe siècle
Période de construction
Période de construction
1er quart XXe siècle (≈ 2025)
Style Louis XVI modernisé, contexte laïque.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'horloge monumentale (cad. AS, non cadastré) : inscription par arrêté du 2 août 2007
Personnages clés
| Étienne Marin - Maire de Tassin-la-Demi-Lune |
Initiateur du projet en 1907. |
| Robert et Chollat - Architectes |
Concepteurs du style Louis XVI modernisé. |
| Pierre Devaux - Sculpteur |
Auteur des allégories et motifs décoratifs. |
| Maison Charvet - Horloger (Lyon) |
Fournisseur du mécanisme d’horlogerie. |
| M. Terracol - Entrepreneur en maçonnerie |
Responsable des travaux de construction. |
Origine et histoire
L’horloge monumentale de Tassin-la-Demi-Lune fut construite à l’initiative du maire Étienne Marin, qui souhaitait marquer le temps républicain face à l’horloge de l’église Saint-Joseph, détruite en 1971. Inaugurée le 5 avril 1908 après une première pierre posée le 23 juin 1907, son financement mêla fonds communaux et souscription publique (16 000 francs). Le projet symbolisait aussi une modernité laïque, en opposition à l’influence religieuse de l’époque.
La colonne octogonale, en pierre de Saint-Martin-de-Senozan, abrite un fût creux accessible par une échelle de fer. Ses quatre cadrans de 1,20 m de diamètre sont ornés d’allégories : Apollon pour le jour (en bas) et un hibou aux ailes déployées pour la nuit (en haut), reliés par des carquois représentant les flèches du temps. Le socle, initialement conçu comme banc public, supporte une structure couronnée d’un dôme ajouré, typique du style Louis XVI revisité.
L’édifice est l’œuvre des architectes Robert et Chollat, tandis que les sculptures en fonte furent réalisées par Pierre Devaux et moulées par les Fonderies du Val d’Osne. La maçonnerie fut confiée à l’entrepreneur local Terracol, et le mécanisme horloger à la Maison Charvet de Lyon. Restaurée en 2002 par la Fonderie Vincent (Brignais), l’horloge fut classée Monument Historique en 2007, soulignant son importance patrimoniale.
Selon la tradition locale, le maire aurait voulu imposer une heure républicaine distincte de celle de l’église, reflétant les tensions entre pouvoir municipal et religieux au début du XXe siècle. L’horloge, toujours située place Vauboin à l’intersection des anciennes routes nationales 7 et 89, reste un repère urbain et un témoignage de l’architecture publique de l’époque.