Première mention écrite 1367 (≈ 1367)
Bail citant l’administrateur de l’hospice.
1632
Rénovation des voûtes
Rénovation des voûtes 1632 (≈ 1632)
Inscription sur une clé de voûte.
1723
Construction d’un nouveau bâtiment
Construction d’un nouveau bâtiment 1723 (≈ 1723)
Séparation hommes-femmes dans les salles.
6 janvier 1927
Classement de la chapelle
Classement de la chapelle 6 janvier 1927 (≈ 1927)
Inscription aux monuments historiques.
1957
Agrandissement en maison de retraite
Agrandissement en maison de retraite 1957 (≈ 1957)
Dernière extension avant reconversion.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle : inscription par arrêté du 6 janvier 1927
Personnages clés
Jean Bourrey - Ministre de Louis XI
Possible financeur de la chapelle.
Lizerand - Architecte
Plans des extensions de 1853.
Rousseau - Architecte à Auxerre
Plans de 1897 et 1930.
Origine et histoire de l'hospice
L’hospice de Chablis, mentionné pour la première fois en 1367 dans un bail, était probablement lié aux Hospitaliers du Saint-Esprit de Montpellier. Cet établissement, dédié à l’accueil des malades, évolua au fil des siècles avec des agrandissements majeurs. Sa chapelle, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, pourrait avoir été financée par Jean Bourrey, ministre de Louis XI. Les voûtes, refaites en 1632, portent une inscription attestant de cette rénovation.
Au XVIIIe siècle, un nouveau bâtiment fut construit (1723) pour séparer les hommes et les femmes, remplaçant l’ancienne salle commune. L’hospice connut d’autres extensions : en 1853 (buanderie, salle de bain, salle des morts, plans de l’architecte Lizerand), puis en 1897 (nouvelle salle pour les hommes et cabinets d’aisance, plans de Rousseau, architecte à Auxerre). Au XXe siècle, des transformations furent réalisées dans les années 1930 (plans de Rousseau et Mazoyer), suivies d’un agrandissement en 1957 lors de sa conversion en maison de retraite. Récemment, l’ensemble a été reconverti en hôtel-restaurant.
La chapelle de l’hospice, seule partie classée, fut inscrite aux monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1927. Ce lieu illustre l’évolution des structures hospitalières en Bourgogne, mêlant patrimoine architectural et histoire sociale. L’établissement, initialement géré par un administrateur, reflète les pratiques caritatives médiévales et modernes, marquées par des adaptations constantes aux besoins sanitaires et sociaux.