Frise chronologique
vers 1171
Fondation templière
Fondation templière
vers 1171 (≈ 1171)
Commanderie et portail roman construits.
1312
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers
1312 (≈ 1312)
Transfert après dissolution des Templiers.
1375
Transformation en hôtel-Dieu
Transformation en hôtel-Dieu
1375 (≈ 1375)
Bâtiment nord-ouest érigé par les Hospitaliers.
30 avril 1569
Incendie lors du siège
Incendie lors du siège
30 avril 1569 (≈ 1569)
Détruit par Martinengo, réparé fin XVIe.
1685–1696
Restauration royale
Restauration royale
1685–1696 (≈ 1691)
Fonds alloués, gestion par les Sœurs.
1865
Reconstruction maison d’habitation
Reconstruction maison d’habitation
1865 (≈ 1865)
Modernisation du site avant sa vocation muséale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail : inscription par arrêté du 3 octobre 1929
Personnages clés
| Martinengo - Chef militaire |
Responsable de l’incendie en 1569. |
| Sœurs de Lorris - Religieuses soignantes |
Gèrent l’hospice fin XVIIe siècle. |
| Paul Gâche - Historien local |
Source sur l’origine templière vers 1171. |
Origine et histoire
L’hospice de Châtillon-Coligny trouve ses origines dans une commanderie templière fondée vers 1171. Le portail actuel, de style roman, remonterait à cette période, tandis que des sépultures de chevaliers templiers auraient été découvertes en 1840 dans l’ancienne nécropole adjacente, aujourd’hui transformée en cour. La chapelle, construite au XIIIe siècle, présente un caveau voûté en berceau et un mur à fruit daté du XIVe siècle, reflétant les évolutions architecturales de l’ordre.
Après la dissolution des Templiers en 1312, le site passe aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, qui le transforment en hôtel-Dieu vers 1375. Le bâtiment nord-ouest, probablement érigé à cette époque, témoigne de cette transition. L’ensemble subit un incendie en 1569 lors de la prise de la ville par Martinengo, puis est réparé entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe. Son déclin s’amorce malgré ces travaux, jusqu’à ce que le roi alloue des fonds à son entretien entre 1685 et 1696, confié aux Sœurs de Lorris puis de Sainville (Eure-et-Loir).
En 1796, l’édifice devient un hospice géré par les Sœurs de la Présentation de Tours. La maison d’habitation est reconstruite en 1865, et le site abrite aujourd’hui un musée d’art et d’archéologie. Le portail, seul élément classé Monument Historique depuis 1929, rappelle son héritage médiéval. Les baies en brique et pierre pourraient dater des restaurations des XVIIe–XVIIIe siècles, tandis que des traces architecturales (voûtes, murs fruitiers) illustrent ses multiples métamorphoses.