Premier hôpital mentionné 1372 (≈ 1372)
Bâtiment initial avec douze lits cité.
1727
Début de la reconstruction
Début de la reconstruction 1727 (≈ 1727)
Ancien hôpital démoli, don du duc d’Orléans.
1778
Extension de la salle des malades
Extension de la salle des malades 1778 (≈ 1778)
Deuxième salle ajoutée au nord.
1814
Création de l’apothicairerie
Création de l’apothicairerie 1814 (≈ 1814)
Aménagement complet des boiseries et pots.
1900
Destruction de la chapelle des Pénitents
Destruction de la chapelle des Pénitents 1900 (≈ 1900)
Remplacée par l’extension nord en 1907.
25 novembre 1982
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques 25 novembre 1982 (≈ 1982)
Protection des façades, escaliers et intérieurs.
1996
Ouverture du musée Traditions et Vie
Ouverture du musée Traditions et Vie 1996 (≈ 1996)
Installation dans les anciens bâtiments hospitaliers.
2021
Transfert du musée dans l’Hôtel-Dieu
Transfert du musée dans l’Hôtel-Dieu 2021 (≈ 2021)
Nouvelle localisation au cœur de l’hospice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, deux escaliers avec leur rampe en fer forgé et leur cage ; au rez-de-chaussée : chapelle, deux salles de malades avec leur grille, apothicairerie avec ses armoires à pots, pièce avec ses armoires servant actuellement de salle de réunion, pièces servant actuellement de salle à manger (cad. C 1197) : classement par arrêté du 25 novembre 1982
Personnages clés
Duc d’Orléans - Donateur
Cède remparts et tour pour la façade.
Origine et histoire
L’hospice de Châtillon-sur-Chalaronne est un ancien établissement hospitalier dont l’origine remonte au moins au XIIIe siècle, bien que ses bâtiments actuels aient été reconstruits au XVIIIe siècle. Situé dans le département de l’Ain, il s’intègre au tissu urbain médiéval de la ville, avec une architecture sobre en brique et une chapelle aménagée dans une tour des anciens remparts. L’apothicairerie, réalisée en 1814, et les salles de malades, séparées par des grilles en fer forgé, témoignent de son usage hospitalier historique. Le site est partiellement classé aux monuments historiques depuis 1982.
La reconstruction de l’hospice débute en 1727, remplaçant un bâtiment plus ancien mentionné dès 1372, grâce notamment à un don du duc d’Orléans qui cède une partie des remparts et une tour pour la façade ouest. En 1778, une deuxième salle de malades est ajoutée au nord de la chapelle, symétrique à la première. Au XIXe siècle, l’apothicairerie est entièrement aménagée, conservant aujourd’hui 120 pots en faïence de Meillonnas et des boiseries d’époque. Le site abrite aussi un triptyque classé du XVIe siècle, La Lamentation (1527), dans l’ancienne tisanerie.
Désaffecté de sa fonction hospitalière, l’hospice accueille depuis 1996 une partie du musée Traditions et Vie, installé dans les anciens bâtiments du couvent des Ursulines, puis transféré dans l’Hôtel-Dieu en 2021. Les éléments protégés incluent les façades, les escaliers en fer forgé, la chapelle, les salles de malades et l’apothicairerie avec ses armoires à pots. L’extension nord, construite au XXe siècle, a remplacé l’ancienne chapelle des Pénitents, détruite en 1900.
L’architecture, en plan en U avec une cour intérieure, reflète une sobriété fonctionnelle. La chapelle centrale, séparée des salles par des grilles ouvragées, illustre l’intégration du religieux dans les soins. Les bâtiments en équerre abritaient services et logements, tandis que le prolongement nord-ouest (1907) accueillait maternité et hospice. Propriété communale, le site allie patrimoine médical, religieux et muséal, offrant un témoignage rare des hospices ruraux français.
Parmi les éléments remarquables, l’apothicairerie intacte conserve son mobilier d’origine, tandis que l’ouvroir des sœurs expose des costumes traditionnels. Le triptyque de 1527, classé monument historique, et les faïences de Meillonnas soulignent la richesse artistique du lieu. Les façades, toitures et escaliers, classés en 1982, protègent ce patrimoine architectural et historique, aujourd’hui ouvert au public dans le cadre du musée.
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