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Hospice Ferrari de Clamart dans les Hauts-de-Seine

Patrimoine classé Patrimoine religieux Hospice

Hospice Ferrari de Clamart

  • 1 Place Ferrari
  • 92140 Clamart
Hospice Ferrari de Clamart
Hospice Ferrari de Clamart
Crédit photo : Footballeuse33 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
92140 Clamart, 1 Place Ferrari

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1878
Fondation par la duchesse de Galliera
1877-1888
Construction de l’hospice
1983
Première protection MH
2003
Extension de la protection
2009
Prise en charge par l’ordre de Malte
2019
Classement du château d’eau
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures (cad. AL 93) : inscription par arrêté du 20 janvier 1983 - L'ancienne buanderie et le château d'eau en totalité, ainsi que les intérieurs de la chapelle et de la crypte de l'hospice (cad. AL 93) : inscription par arrêté du 17 juin 2003 ; Le château d'eau de l'hospice Ferrari en totalité, tel que figuré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté, situé 1 place Ferrari (cad. AL 218) : classement par arrêté du 9 décembre 2019

Personnages clés

Maria Brignole Sale De Ferrari (duchesse de Galliera) - Fondatrice Créa l’hospice et sa fondation.
Léon Ginain - Architecte principal Conçut le bâtiment et la chapelle.
Prosper Bobin - Architecte Réalisa la buanderie rationnaliste.
Joseph Monier - Ingénieur Inventa le château d’eau en ciment armé.

Origine et histoire de l'hospice Ferrari

L’hospice Ferrari de Clamart a été fondé en 1878 par la duchesse de Galliera, Maria Brignole Sale De Ferrari, dans le département des Hauts-de-Seine. Conçu par l’architecte Léon Ginain, le bâtiment s’étend sur 11 000 m2 et s’intègre dans un parc de deux hectares. Il pouvait accueillir plus de 150 personnes. La chapelle centrale, d’inspiration byzantine, et la buanderie en brique polychrome illustrent l’éclectisme architectural de l’époque. Depuis 2009, l’institution est dirigée par la branche française de l’ordre souverain de Malte.

La construction, menée entre 1877 et 1888, inclut des éléments innovants comme le château d’eau en ciment armé, réalisé par Joseph Monier, pionnier de cette technique. La buanderie, œuvre de Prosper Bobin, combine métallurgie et rationalisme architectural. L’hospice était initialement géré par les sœurs de la Sagesse jusqu’en 1965. Classé partiellement aux monuments historiques en 1983, 2003 et 2019, il témoigne de l’évolution des institutions caritatives au XIXe siècle.

Le site comprend trois ailes en fer à cheval entourant le parc, ainsi qu’une cour carrée encadrée par des bâtiments annexes. La chapelle, à nef unique et abside semi-circulaire, est éclairée par six fenêtres cintrées. Un clocher élancé permet l’accès au jardin. L’ancienne laverie abrite aujourd’hui une médiathèque. L’hospice s’inscrit dans le patrimoine hospitalier et religieux francilien, reflétant les valeurs philanthropiques de sa fondatrice.

La fondation de la duchesse de Galliera englobait aussi l’Orphelinat de Fleury à Meudon. L’hospice Ferrari, siège de cette fondation, incarne l’alliance entre mécénat aristocratique et innovation architecturale. Son classement successif souligne sa valeur patrimoniale, tant pour ses façades que pour ses intérieurs (chapelle, crypte) et son château d’eau, exemple précoce de l’usage du ciment armé.

Liens externes

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