Acte de fondation 3 juillet 1462 (≈ 1462)
Création par Jean de Le Cambe.
8 août 1923
Premier classement
Premier classement 8 août 1923 (≈ 1923)
Monument historique.
1940
Seconde Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale 1940 (≈ 1940)
Accueil des soldats blessés.
31 août 1967
Second classement
Second classement 31 août 1967 (≈ 1967)
Extension de la protection.
1995
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1995 (≈ 1995)
Fin de l’activité hospitalière.
2003
Transformation en hôtel
Transformation en hôtel 2003 (≈ 2003)
Ouverture de l’Hermitage Gantois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hospice : classement par arrêté du 8 août 1923 ; Immeubles aux numéros 228, 230, 232 (Maisons de louage de l'hospice) : façades et toitures (cad. I 2616, 2617) : classement par arrêté du 31 août 1967
Personnages clés
Jean de Le Cambe dit Gantois - Fondateur et mécène
Échevin de Lille, créateur de l’hospice.
Origine et histoire
L’Hospice Gantois, fondé en 1462 par Jean de Le Cambe dit « Gantois », était destiné à accueillir treize vieillards indigents. Ce bourgeois de Lille, enrichi par le commerce d’albâtre avec l’Angleterre, souhaitait offrir gîte, couvert et soins. L’institution, rattachée à la collégiale Saint-Pierre, s’implantait dans un quartier pauvre, où d’autres œuvres caritatives existaient déjà. Huit sœurs augustines y assuraient les soins dès l’origine.
Au fil des siècles, l’hospice évolua vers un hôpital moderne. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit d’abri pour les soldats blessés lors de la bataille de Lille en 1940. Classé Monument historique en 1923 et 1967, il cessa son activité hospitalière en 1995. Depuis 2003, il abrite l’Hermitage Gantois, un hôtel de luxe préservant son patrimoine architectural.
L’édifice, composé initialement d’une salle des malades et d’une chapelle abritant le tombeau de son fondateur, fut agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles. On y trouve encore un chemin de croix du XVe siècle, des fresques anciennes, un cloître et un grand salon. La chapelle, dotée d’un autel privilégié, conserve aussi une statue de Saint-Jean-Baptiste et des vestiges de peintures murales représentant saint Piat et un saint céphalophore.