Fondation par Jean de Le Cambe 3 juillet 1462 (≈ 1462)
Acte créant l’hospice pour treize vieillards.
1664 et 1672
Agrandissements majeurs
Agrandissements majeurs 1664 et 1672 (≈ 1672)
Ajout maison chapelain et maison d’accueil.
8 août 1923
Premier classement Monument historique
Premier classement Monument historique 8 août 1923 (≈ 1923)
Protection partielle du site.
mai 1940
Accueil soldats blessés
Accueil soldats blessés mai 1940 (≈ 1940)
Pendant la bataille de Lille.
1995
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1995 (≈ 1995)
Fin de son usage hospitalier.
2003
Transformation en hôtel
Transformation en hôtel 2003 (≈ 2003)
Ouverture de l’Hermitage Gantois.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Jean de Le Cambe dit *le Gantois* - Fondateur et mécène
Échevin de Lille, négociant en albâtre.
Sœurs augustines - Religieuses hospitalières
Huit sœurs initiales soignant les pensionnaires.
Origine et histoire de l'hospice Gantois
L’Hospice Gantois fut fondé en 1462 par Jean de Le Cambe, surnommé le Gantois, un riche négociant en albâtre et échevin de Lille. Son acte de fondation prévoyait l’accueil de treize vieillards indigents, offrant gîte, couvert et soins. L’institution, rattachée à la collégiale Saint-Pierre, s’implantait dans un quartier pauvre de Lille-Centre, où d’autres œuvres charitables existaient déjà. Huit sœurs augustines, hospitalières, assuraient initialement les soins, tandis que la chapelle abritait le tombeau du fondateur et un chemin de croix du XVe siècle.
Au fil des siècles, l’hospice évolua vers une fonction hospitalière moderne, notamment entre le XVIIIe et le XXe siècle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit d’abri pour des soldats blessés lors de la bataille de Lille en 1940, après l’évacuation des personnes âgées en 1939. Classé Monument historique en 1923 puis en 1967, il cessa son activité en 1995. En 2003, le site fut reconverti en hôtel de luxe, l’Hermitage Gantois, tout en conservant des éléments patrimoniaux comme le cloître, la bibliothèque et des fresques médiévales.
L’architecture originale comprenait une salle des malades, une chapelle ornée d’une fresque de saint Piat et d’un saint céphalophore, ainsi que quatre cours entourées de bâtiments. Des agrandissements aux XVIIe siècle ajoutèrent une maison pour le chapelain et une maison d’accueil, cette dernière abritant une statue de saint Jean-Baptiste. Le grand salon, la chapelle et le cloître, préservés lors de la rénovation, rappellent aujourd’hui son passé caritatif et religieux.