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Hospice général à Tourcoing dans le Nord

Hospice général

  • 102 Rue de Tournai
  • 59200 Tourcoing
Hospice général
Hospice général
Hospice général
Hospice général
Crédit photo : Velvet - Sous licence Creative Commons
Propriété d’un établissement public
3 Hospice D'Havre 59200 Tourcoing

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1260
Fondation de l'hospice
1628
Arrivée des Sœurs Grises
1631-1747
Construction des bâtiments actuels
1791
Expulsion des Sœurs Grises
1850
Départ des Sœurs Grises
1981
Classement partiel
1998
Fermeture définitive
2001-2004
Réhabilitation culturelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle ; façade de l'aile au réfectoire perpendiculaire à la chapelle ; galeries du cloître intérieur avec leurs consoles sculptées (cad. BP 83) : inscription par arrêté du 6 avril 1981

Personnages clés

Mahaut de Guînes - Fondatrice (comtesse de Saint-Pol) Offrit le manoir en 1260.
Sœurs Grises de Comines - Communauté franciscaine (1628-1850) Gérèrent couvent et école.
Sœurs de l'Enfant-Jésus - Congrégation successeure (à partir de 1850) Relancèrent l’accueil des orphelins.

Origine et histoire

L’hospice général de Tourcoing, aussi appelé hospice d’Havré, trouve ses origines en 1260 lorsque Mahaut de Guînes, comtesse de Saint-Pol et fille d’Arnould II de Guînes, offre un manoir pour accueillir les pauvres de la ville. Cet établissement, initialement dédié à l’hébergement des démunis, évolue au fil des siècles sous l’influence de communautés religieuses et des besoins locaux.

En 1628, la gestion de l’hospice est confiée aux Sœurs Grises de Comines, une communauté franciscaine qui y installe un couvent entre 1631 et 1747. Les sœurs se concentrent sur l’enseignement des jeunes filles, reléguant au second plan la vocation hospitalière initiale. Les bâtiments actuels, mélange d’architecture lilloise du XVIIe siècle (aile de 1631, chapelle de 1644) et de style classique français (ailes du cloître, 1719-1747), témoignent de cette période.

La Révolution française marque un tournant : en 1791, les Sœurs Grises, opposées à la Constitution civile du clergé, sont expulsées. Elles reviennent en 1801 mais quittent définitivement l’hospice en 1850 après un conflit avec la municipalité sur sa vocation. Les Sœurs de l’Enfant-Jésus leur succèdent, recentrant l’établissement sur l’accueil des orphelins et des personnes âgées, conformément aux attentes locales. Des extensions sont construites jusqu’au début du XXe siècle pour répondre à l’afflux de pensionnaires.

L’hospice ferme ses portes en 1998, après plus de sept siècles d’activité. Racheté par la ville de Tourcoing en 1999, le site est réhabilité entre 2001 et 2004 dans le cadre de Lille 2004, Capitale européenne de la culture. Il devient alors une maison Folie, lieu d’animation culturelle, tout en conservant des éléments historiques protégés : la chapelle, la façade du réfectoire et les galeries du cloître, inscrits aux monuments historiques en 1981.

Le site abrite également un jardin médiéval structuré en carrés de plantes médicinales et tinctoriales, rappelant les usages anciens des hospices. La chapelle, cœur du monument, renferme un retable baroque du XVIIe siècle orné de sculptures et d’un tableau représentant l’Assomption de la Vierge, entouré de statues d’anges. Ces éléments artistiques et architecturaux illustrent l’évolution de l’hospice, passé d’un lieu de charité à un patrimoine culturel majeur des Hauts-de-France.

Liens externes

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