Fondation initiale 1260 (≈ 1260)
Mahaut de Guînes fonde l'hospice en donnant un manoir.
1628
Gestion confiée
Gestion confiée 1628 (≈ 1628)
Les Sœurs Grises de Comines prennent la gestion de l'hospice.
1631-1747
Construction des bâtiments
Construction des bâtiments 1631-1747 (≈ 1689)
Période de construction progressive des bâtiments subsistants.
1981
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1981 (≈ 1981)
La chapelle et d'autres parties sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques.
1998
Fermeture de l'hospice
Fermeture de l'hospice 1998 (≈ 1998)
L'hospice cesse ses activités et est fermé.
2001
Début des travaux
Début des travaux 2001 (≈ 2001)
Début des travaux de réhabilitation pour transformer le site en maison Folie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle ; façade de l'aile au réfectoire perpendiculaire à la chapelle ; galeries du cloître intérieur avec leurs consoles sculptées (cad. BP 83) : inscription par arrêté du 6 avril 1981
Personnages clés
Mahaut de Guînes
Fondatrice de l'hospice en 1260
Sœurs Grises de Comines
Communauté franciscaine ayant géré l'hospice à partir de 1628
Sœurs de l’Enfant-Jésus
Communauté ayant pris la relève en 1850 pour l'accueil des orphelins et personnes âgées
Origine et histoire
L’hospice général de Tourcoing, dit hospice d’Havré, est un ancien établissement fondé en 1260 par Mahaut de Guînes. Il a fonctionné comme hospice jusqu’en 1998 puis a été restauré au début des années 2000 pour devenir un lieu d’animation culturelle. La chapelle, la façade de l’aile du réfectoire et les galeries du cloître ont été inscrites à l’inventaire des monuments historiques en janvier 1981. À l’origine, Mahaut de Guînes donna un manoir destiné à accueillir les pauvres de Tourcoing. En 1628, la gestion fut confiée aux Sœurs Grises de Comines, communauté franciscaine qui y établit un couvent. Les bâtiments qui subsistent datent des constructions réalisées progressivement entre 1631 et 1747. Les Sœurs Grises se consacrèrent surtout à l’enseignement des jeunes filles, au détriment de l’activité hospitalière, puis furent expulsées en 1791 pour avoir refusé la Constitution civile du clergé; elles revinrent en 1801 et poursuivirent l’enseignement jusqu’en 1850, date à laquelle un désaccord avec la municipalité les conduisit à quitter les lieux pour fonder une nouvelle institution rue du Sentier. Les Sœurs de l’Enfant-Jésus prirent alors la relève et firent de l’hospice un lieu d’accueil pour orphelins et personnes âgées, conformément aux vœux de la ville. L’augmentation rapide du nombre de pensionnaires entraîna la construction de nouveaux bâtiments jusqu’au début du XXe siècle. L’hospice fut fermé en 1998 puis racheté par la ville en 1999; des travaux de réhabilitation commencèrent en 2001 pour transformer le site en maison Folie dans le cadre des manifestations de Lille 2004. Sur le plan architectural, l’aile édifiée en 1631 et la chapelle de 1644 appartiennent au style lillois du XVIIe siècle dit « à arcures », tandis que les trois autres ailes du cloître, élevées entre 1719 et 1747, relèvent du classicisme français. La chapelle abrite un retable en bois peint du milieu du XVIIe siècle qui s’élève jusqu’à la voûte; il comporte deux bustes encadrant le tabernacle, représentant saint Vincent et saint Clément, un tableau central représentant l’Assomption de la Vierge et, au sommet, une statue de la Vierge entourée de six anges ou angelots. Le site comprend enfin un jardin structuré en une dizaine de carrés consacrés à des plantes médicinales et tinctoriales. Des ressources en ligne complètent ces informations, notamment des notices et documents sur Wikimedia Commons, la base Mérimée, le site de Lille Métropole et les portails consacrés aux monuments historiques et à la métropole européenne de Lille.