Frise chronologique
1863
Acquisition par Benjamin Raspail
Acquisition par Benjamin Raspail
1863 (≈ 1863)
Aménagement en galerie d’art sans changements architecturaux.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Construction principale
Construction principale
Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
Escalier et pilastres datés de cette période.
1933
Classement partiel
Classement partiel
1933 (≈ 1933)
Inscription de la salle de billard.
Milieu du XIXe siècle
Modifications extérieures
Modifications extérieures
Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Tourelle crénelée ajoutée par un maire.
1978
Fermeture de l’hospice
Fermeture de l’hospice
1978 (≈ 1978)
Fin de l’accueil des pensionnaires.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Salle de billard (décoration du 18s) : inscription par arrêté du 6 juin 1933
Personnages clés
| Germain Boffrand - Architecte (tradition non vérifiée) |
Propriétaire présumé en 1725, sans preuve. |
| Financier Artaud - Propriétaire sous le Premier Empire |
Commanditaire de la salle de billard classée. |
| Benjamin Raspail - Peintre et collectionneur |
Lègue la propriété pour hospice et musée. |
| Louis François Raspail - Homme politique |
Père de Benjamin, honoré dans le legs. |
Origine et histoire
L’hospice Raspail est un édifice dont les origines remontent à la seconde moitié du XVIIIe siècle, bien qu’une tradition non vérifiée évoque une propriété antérieure attribuée en 1725 à l’architecte Germain Boffrand. Les éléments architecturaux conservés, comme l’escalier et les pilastres du rez-de-chaussée, datent cependant de cette période tardive. Aucune trace tangible ne confirme l’appartenance à Boffrand, si ce n’est peut-être les caves, plus anciennes.
Sous le Premier Empire, le domaine passe entre les mains du financier Artaud, qui y ajoute une salle de billard et son décor, seule partie classée Monument Historique en 1933. Cette pièce remplace une rue traversant autrefois le parc actuel. Au milieu du XIXe siècle, un propriétaire alors maire d’Arcueil modifie l’aspect extérieur, ajoutant notamment une tourelle d’escalier crénelée, reflétant les goûts romantiques de l’époque.
En 1863, Benjamin Raspail acquiert la propriété sans y apporter de changements structurels, mais aménage une galerie dans un bâtiment du parc (ancienne orangerie ?) pour exposer ses peintures et celles acquises durant son exil en Belgique. À sa mort, il lègue la demeure et son mobilier au département de la Seine, avec pour vocation d’y installer un hospice pour personnes âgées et un musée dédiée à sa collection et à l’œuvre politique de son père, François Raspail.
L’hospice, fonctionnant jusqu’en 1978 avec une trentaine de pensionnaires, conserve les aménagements historiques, tandis que le musée ferme en 1940. Dans les années 1960, les œuvres sont vendues après l’annulation du legs par les héritiers, pour non-respect des clauses. Aujourd’hui, une partie de la demeure doit accueillir un lieu de mémoire dédié aux Raspail, et le parc est ouvert au public.
Le site, propriété du département du Val-de-Marne, illustre les mutations d’un domaine privé en équipement public, entre héritage architectural, vocation sociale et enjeux mémoriels. La salle de billard, avec son décor du XVIIIe siècle, reste le seul élément protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1933.