Fondation initiale 1205 ou 1225 (≈ 1225)
Création de l’hospice en centre-ville.
1684-1685
Transfert hors les murs
Transfert hors les murs 1684-1685 (≈ 1685)
Installation dans la Maison Bucaille.
1725
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur 1725 (≈ 1725)
Construction d’un second bâtiment.
vers 1780
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle vers 1780 (≈ 1780)
Dédiée à saint Léonard.
16 juillet 1996
Inscription MH
Inscription MH 16 juillet 1996 (≈ 1996)
Protection des façades et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment dit bâtiment Henri IV et du bâtiment de 1725 constituant l'ancien hospice, ainsi que l'escalier et la pièce lambrissée à l'étage du bâtiment Henri IV, et la chapelle (cad. AB 334) : inscription par arrêté du 16 juillet 1996
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Les sources ne mentionnent aucun acteur spécifique.
Origine et histoire de l'hospice Saint-Julien
L’hospice Saint-Julien de Caudebec-en-Caux trouve ses origines au début du XIIIe siècle, lorsqu’il est fondé en centre-ville sous forme d’une institution caritative. Ce premier établissement, dédié à l’accueil des pauvres et des malades, marque les débuts d’une longue histoire liée à la solidarité locale. Son emplacement initial, rue des Sorsis, reflète son ancrage dans le tissu urbain médiéval de la ville, alors sous influence religieuse et seigneuriale.
En 1684-1685, l’hospice est déplacé hors des remparts, dans une propriété appelée Maison Bucaille (plus tard bâtiment Henri IV), marquant une transition vers une structure plus vaste et moderne. Ce bâtiment du XVIIe siècle, en brique et pierre, est agrandi en 1725 par un second corps de logis, illustrant l’expansion des besoins hospitaliers. Une chapelle, dédiée à saint Léonard, est intégrée vers 1780, à la veille de la Révolution, consolidant la dimension spirituelle de l’institution.
L’édifice, caractéristique de l’architecture normande avec ses façades en brique et ses toits d’ardoise, est inscrit aux monuments historiques en 1996. La protection concerne notamment les façades, les toitures des bâtiments Henri IV et de 1725, un escalier remarquable, une pièce lambrissée, et la chapelle. Aujourd’hui transformé en maison de retraite, l’hospice perpétue sa vocation d’accueil, tout en témoignant de sept siècles d’histoire sociale et architecturale.
Les sources historiques, comme Le Patrimoine des Communes de Seine-Maritime (1997) ou les travaux de Jacqueline et Maurice Dragon (1990), soulignent son rôle dans l’évolution des structures hospitalières rurales. Les remaniements du XIXe siècle, bien que moins documentés, suggèrent une adaptation continue aux normes sanitaires et aux besoins de la population caudebecçaise.