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Hospice Saint-Pierre d'Arnay-le-Duc en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine religieux Hospice

Hospice Saint-Pierre d'Arnay-le-Duc

    Le Bourg21230 Arnay-le-Duc
Propriété de la commune
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Hospice Saint-Pierre dArnay-le-Duc
Crédit photo : Eponimm - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1693
Début des travaux
1692-1700
Construction de l’hospice
1774
Démolition et reconstruction
1810 (vers)
Réaménagement du chauffoir
1873
Agrandissement de la chapelle
1977
Désaffectation
1981
Protection et réaffectation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail d'entrée, rue Saint-Jacques, et sa grille ; façades et toitures du pavillon du gardien, du bâtiment de l'hospice, du pigeonnier (cad. AK 149, 150) : inscription par arrêté du 8 décembre 1981

Personnages clés

François Boitouset - Architecte/entrepreneur Dirigea la construction (1692-1700).
Gaspard Janneau - Maître maçon Signataire du marché en 1692.
Claude Boitouset - Charpentier Posa la charpente de l’hospice.
François Creusvaux - Conducteur des Ponts et Chaussées Agrandit la chapelle en 1873.

Origine et histoire de l'hospice Saint-Pierre

L’hospice Saint-Pierre d’Arnay-le-Duc fut construit entre 1692 et 1700 pour remplacer un petit établissement médiéval accueillant les voyageurs. Les travaux, dirigés par François Boitouset (architecte ou entrepreneur d’Avallon), débutèrent en 1693, comme l’indique la date gravée au-dessus de la porte. Le maître maçon Gaspard Janneau d’Autun et le fils de Boitouset, Claude, participèrent à la réalisation. L’hospice, organisé autour d’une cour accessible par un portail en fer forgé, comprenait un bâtiment principal symétrique avec une chapelle centrale, deux salles de malades (hommes et femmes), des dépendances et un pavillon pour les soeurs hospitalières.

À l’origine, l’hospice abritait six lits par salle, un chauffoir, une cuisine, un réfectoire et un dortoir pour les religieuses. En 1774, un pavillon remplaça un ancien logis abritant l’apothicairerie et le four à pain. Vers 1810, le chauffoir fut réaménagé pour les militaires de passage, entraînant une réorganisation des espaces. En 1873, la chapelle fut agrandie avec un chœur hors-œuvre conçu par François Creusvaux, conducteur des Ponts et Chaussées, libérant l’espace entre les salles de malades.

Désaffecté en 1977 après le transfert de l’hôpital dans l’ancien couvent des capucins, le site abrite depuis 1981 la Maison régionale des arts de la table. Le portail d’entrée, les façades, les toitures et le pigeonnier sont protégés depuis 1981 comme Monuments Historiques. L’ensemble illustre l’évolution des hospices ruraux, mêlant fonctions médicales, religieuses et communautaires du XVIIe au XIXe siècle.

Liens externes

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