Frise chronologique
1110-1118
Construction des caves
Construction des caves
1110-1118 (≈ 1114)
Datation dendrochronologique des bois des caves.
1391-1396
Construction des étages
Construction des étages
1391-1396 (≈ 1394)
Bois du rez-de-chaussée et étages datés.
1507-1511
Datation révisée de la construction
Datation révisée de la construction
1507-1511 (≈ 1509)
Majorité des bois abattus selon études récentes.
1526
Fermeture de la galerie
Fermeture de la galerie
1526 (≈ 1526)
Galerie du 1er étage fermée pour le confort.
2001
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2001 (≈ 2001)
Inscription par arrêté du 26 juillet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Demeure, en totalité (cad. AS 99) : inscription par arrêté du 26 juillet 2001
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les archives ne mentionnent aucun nom. |
Origine et histoire
L’Hostellerie du Lyon d’Or occupe une parcelle irrégulière dans le quartier de Panessac à Graulhet, à l’angle de la rue du Chevalier de la Barre et de la place André-Bru. L’édifice se compose de quatre corps de bâtiment disposés autour d’une cour centrale, desservis par des galeries en pan-de-bois. Le rez-de-chaussée, en pierre de taille de grès, supporte deux étages en pans de bois avec hourdis de brique ou de torchis. Les analyses dendrochronologiques ont révélé des dates d’abattage des bois entre 1110-1118 pour les caves, et 1391-1396 pour les étages, bien que des études ultérieures (2005, 2009) proposent une construction majoritairement datée de 1507-1511, remettant en cause les premières conclusions.
Les façades extérieures présentent des compositions régulières de panneaux à croix de Saint-André, typiques de l’architecture médiévale. La cour intérieure, à deux niveaux de galeries, suggère une vocation d’hôtellerie plutôt que d’habitation privée, bien qu’aucune archive ne confirme formellement son usage comme auberge. Les modifications ultérieures incluent l’ajout de cheminées aux XVIIe-XIXe siècles et la refonte des baies des boutiques au XIXe siècle. La galerie du premier étage fut fermée dès 1526 pour améliorer le confort.
Classée Monument Historique en 2001, cette demeure illustre les techniques constructives médiévales et les défis de la datation par dendrochronologie. Les divergences entre les laboratoires (dates allant du XIIe au XVIIe siècle) soulignent la complexité de l’analyse des bois anciens. L’édifice, propriété de la commune, conserve des éléments décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles, témoignant de son évolution architecturale sur plusieurs siècles.