Construction initiale Fin XVe - Début XVIe siècle (≈ 1625)
Hôtel dépendant du fief du trésorier
XVIIe siècle
Rénovations intérieures
Rénovations intérieures XVIIe siècle (≈ 1750)
Lambris et porte cochère refaite
XIXe siècle
Reconstruction des façades
Reconstruction des façades XIXe siècle (≈ 1865)
Ailes nord et ouest modifiées
1er juin 1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1er juin 1948 (≈ 1948)
Protection partielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Trésorier de Saint-Martin - Propriétaire originel (fief)
Lié à l’abbaye de Tours
Origine et histoire de l'Hôtel 5 Rue de l'Arbalète
L'hôtel situé au 5 Rue de l'Arbalète à Tours date de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, période de transition entre Moyen Âge et Renaissance. Il appartenait initialement au fief du trésorier de Saint-Martin, un personnage lié à l’abbaye influente de la ville. L’édifice se compose d’un corps de logis principal flanqué de deux ailes en retour d’équerre, avec une cour fermée à l’est par un mur percé d’une porte cochère refaite au XVIIe siècle. Les façades des ailes nord et ouest ont été reconstruites au XIXe siècle, tandis que l’intérieur conserve des éléments médiévaux comme une salle voûtée sur croisée d’ogives à moulures prismatiques, ornées de culots grotesques.
La tour d’escalier abrite des menuiseries contemporaines de la construction, et des lambris du XVIIe siècle témoignent de remaniements intérieurs postérieurs. L’hôtel a été partiellement classé Monument Historique en 1948, protégeant notamment ses façades ouest et sud, la tour d’escalier, les salles voûtées, et la porte cochère. Ces protections soulignent son intérêt architectural, alliant héritage gothique tardif et adaptations des époques classiques et modernes.
La localisation de l’hôtel, dans le centre historique de Tours, reflète son ancrage dans un quartier marqué par l’influence ecclésiastique et bourgeoise. Le fief du trésorier de Saint-Martin, auquel il était rattaché, illustre les liens entre pouvoir religieux et patrimoine urbain à la Renaissance. Les transformations ultérieures (XVIIe et XIXe siècles) révèlent une occupation continue et une adaptation aux goûts et besoins des époques successives, typique des hôtels particuliers en milieu urbain.