Frise chronologique
vers 1540
Origine supposée des lucarnes
Origine supposée des lucarnes
vers 1540 (≈ 1540)
Éléments décoratifs initiaux selon l'analyse stylistique.
1639
Création du présidial
Création du présidial
1639 (≈ 1639)
Châtillon devient siège judiciaire majeur du Bas-Berry.
4e quart XVIe siècle
Construction de la galerie
Construction de la galerie
4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Période d'édification confirmée par le style architectural.
4 mars 1999
Classement partiel
Classement partiel
4 mars 1999 (≈ 1999)
Inscription de la galerie comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Information non disponible - Maître d’œuvre anonyme |
Auteur présumé de la galerie et de l’hôtel d’Henri III. |
Origine et histoire
L’hôtel situé au 9 Rue du Nord à Châtillon-sur-Indre illustre l’essor architectural de cette petite ville du Bas-Berry à la fin du XVIe siècle. Bien que les archives manquent pour préciser les circonstances de sa construction, les éléments décoratifs des lucarnes suggèrent une origine vers les années 1540, tandis que la galerie sud, caractéristique majeure du bâtiment, fut élevée durant le dernier quart du XVIe siècle. Cette galerie, avec ses deux niveaux, présente des analogies frappantes avec celle de l’hôtel dit d’Henri III (rue Grande), notamment par son ordonnance symétrique et son décor mêlant ordres classiques et motifs grotesques.
Châtillon-sur-Indre, siège d’un présidial depuis 1639, était alors la principale ville judiciaire du Bas-Berry, contrôlant un vaste territoire s’étendant sur la Haute-Touraine. La présence des administrations royales y stimula une prospérité économique, favorisant l’édification d’hôtels particuliers comme celui de la rue du Nord. Ce dernier se distingue par sa galerie, dont les chapiteaux ioniques (volutes, oves, palmettes) et les entablements ornés de grotesques reflètent une interprétation locale du style classique émergent sous Henri III. Les similitudes avec l’hôtel de la rue Grande laissent supposer un maître d’œuvre ou un atelier commun, bien que certaines maladresses trahissent une adaptation encore hésitante des canons classiques.
L’intérêt patrimonial de cet hôtel réside dans son rôle de témoin de l’âge d’or judiciaire et architectural de Châtillon-sur-Indre. Classée monument historique en 1999 pour sa galerie (cadastre AM 229), cette demeure incarne la transition vers le classicisme, tout en soulignant l’influence des réseaux locaux de constructeurs et d’artisans. Son état de conservation en fait un exemple fragile mais précieux de cette période charnière, où la ville, bien que modeste, rayonnait comme centre administratif et culturel en Bas-Berry.