Restauration attestée 1811 (≈ 1811)
Date portée sur la façade sud-ouest
1ère moitié du XVIIIe siècle
Construction de l’hôtel
Construction de l’hôtel 1ère moitié du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Rebâtir un bâtiment ancien, lambris et escalier
27 février 1996
Protection partielle
Protection partielle 27 février 1996 (≈ 1996)
Inscription du logis aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Logis (cad. AD 91) : inscription par arrêté du 27 février 1996
Personnages clés
Robin de Paimpoul - Maire de Josselin
Commanditaire présumé des travaux au XVIIIe
Origine et histoire
L’Hôtel de Josselin, construit dans la première moitié du XVIIIe siècle, est un exemple remarquable d’architecture civile bretonne de cette période. Ce logis en pierre de taille de granite, complété par des écuries et logements en moellons de schiste, se distingue par son élévation à six travées, son escalier en bois tournant et ses lambris couvrant toutes les pièces. L’homogénéité de sa façade, marquée par un bandeau séparant les niveaux, des baies encadrées et une corniche festonnée, en fait un édifice rare à Josselin entièrement construit en pierre de taille.
On suppose que Robin de Paimpoul, alors maire de Josselin, aurait fait rebâtir cet hôtel à partir d’un bâtiment plus ancien, dont des traces subsistent encore. À droite du logis, un passage couvert menait à une cour bordée d’écuries, aujourd’hui transformées en habitations. Les lucarnes, aux frontons alternativement cintrés et triangulaires, ainsi que les éléments décoratifs, témoignent du soin apporté à sa construction.
Une restauration est attestée en 1811, comme l’indique la date portée sur l’angle sud-ouest du premier étage. Le monument, partiellement protégé depuis 1996 (inscription du logis à l’inventaire des Monuments Historiques), illustre l’évolution architecturale et sociale de Josselin entre le XVIIe et le XIXe siècle. Son lambris et son escalier, caractéristiques du XVIIIe siècle, pourraient avoir été aménagés spécialement pour Robin de Paimpoul, bien que cette hypothèse reste à confirmer.
La localisation de l’hôtel, au 4 rue Olivier-de-Clisson, dans un secteur historique de Josselin, renforce son intérêt patrimonial. Son état de conservation et ses transformations successives offrent un témoignage précieux des modes de vie des élites locales à l’époque moderne.